Jeudi 19 juin 2008

 

Série : Les Tuniques Bleues

Titre : El Padre

Numéro: 17

Scénariste : Raoul Cauvin

Dessinateur : Willy Lambil

Editeur : Dupuis

 

 

 

El Padre, voilà un de ces albums un peu anciens des Tuniques Bleues que j’apprécie.

Blutch et Chesterfield se retrouvent obligés de passer le Rio Grande et de se cacher au Mexique pour échapper aux sudistes. Manque de chance pour eux, des indiens renégats fouillent les bords du fleuve. Les voilà obligés de prendre les vêtements de deux hommes tués par les indiens, un paysan, et un prêtre. Blutch se déguise en paysan, et Chesterfield fait l’homme d’Eglise, allant même jusqu’à accepter que Blutch lui fasse la tonsure. Mais la poisse s’acharne, et les voilà qu’ils tombent sur une troupe de bandits mexicains, qui entendent bien se servir du curé pour assouplir un village qu’ils gardent sous leur coupe.

 

Un bon album, pour plusieurs raisons. Blutch et Chesterfield agissent intelligemment de bout en bout, les quiproquos avec le faux « padre » sont nombreux et assez savoureux. Surtout la scène où les paysans mexicains chantent la messe alors que Cornelius ne tient pas son rôle.

La fin place là quelques personnages secondaires récurrents qu’on prend plaisir à revoir, Amélie Apeltown, et son père le colonel.

 

Il y a tout ce qu’il faut dans cet album pour en faire l’un des bons de la série. Et surtout, pour le coup, on sent que Cauvin n’est pas encore asséché d’idées pour la série.

par Yaneck Chareyre publié dans : Franco-Belge Dupuis communauté : autour de la BD
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Mercredi 18 juin 2008

 

Titre : Un ciel radieux

Auteur : Jirô Taniguchi

Editeur VF : Casterman

Collection : Ecritures

 

 

Je commence à avoir une certaine familiarité avec l’œuvre de Jirô Taniguchi. En quelques mois, j’aurais réussi à lire une bonne partie de ses publications en français. Il se dégage quelques similitudes. Un ciel radieux est tout à fait à sa place dans l’œuvre de Taniguchi.

Un accident survient entre un jeune homme en moto et un père de famille débordé par son travail. Le jeune se réveille après un mois de coma, mais ce n’est pas son esprit qui est là, c’est celui du père de famille. Il va ainsi adopter un nouveau point de vu sur lui, sa famille, la vie. Peut-être la dernière occasion pour lui de dire au revoir à sa femme et à sa fille.

 

Après avoir lu Quartier Lointain, on n’est donc pas dépaysé. J’aimerai savoir quels sont les rapports qu’entretien Taniguchi avec la mort. Cela semble en tous cas beaucoup le préoccuper.

Mais ce n’est pas parce que l’on est en terrain connu, que Taniguchi ne parvient pas une fois de plus à nous émouvoir. Les larmes me sont venues vers la fin, touché par les émotions dégagées par le père de famille. Pouvoir dire adieu aux siens, il est vrai que c’est sans doute le secret espoir de beaucoup d’entre nous. Et donc cet album nous parle, fait vibrer en nous quelque chose, notre corde sensible.

 

Une fois de plus, je me dois de ne pas vous parler trop des détails de l’album, vous laissant le plaisir de découvrir les étapes et les détails de cette magnifique histoire.

Encore une fois, Taniguchi montre qu’une histoire simple peut être un petit bijou.

par Yaneck Chareyre publié dans : Jirô Taniguchi communauté : Fous de Bande-dessinée
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Mardi 17 juin 2008

 

 

Titre : Superman Paix sur Terre

Scénariste : Paul Dini

Dessinateur/ Peintre : Alex Ross

Editeur VO : DC Comics

Editeur VF : Soleil

 

 

Premier de quatre albums consacrés aux grandes légendes de l’univers DC par Paul Dini (le créateur du dessin animé Batman des années 90) et Alex Ross. Ces albums ont une particularité forte, celle d’ancrer ces héros iconiques dans notre réalité. Le regard porté par les auteurs, plonge ces demi-dieux (voir ces dieux) dans le concret de notre monde.

Avec Superman, c’est la question de la faim dans le monde qui est abordée.

 

Si l’on fait un peu attention, on réalise que les pouvoirs de Superman devraient lui permettre de faire de grandes choses. Un ami à moi dit régulièrement combien pour lui Superman devrait être l’objet d’un culte dans l’univers DC, vu sa stature et ses pouvoirs avérés, eux.

Ainsi donc, un jour, peu avant Noël, Superman réalise que le monde a faim, et qu’il aurait sans doute les moyens de résoudre ça. Il se lance dans l’aventure, et traverse le monde pour distribuer plus équitablement les ressources. Ce que j’aime avec ces albums, ce sont les petits détails concrets disséminés. Par exemple, un dictateur refusera que Superman nourrisse sa population, puisque son but est de la maintenir sous coupe. Il se pourra même que l’usage soit fait de la force. Certaines populations brimées n’oseront pas approcher Superman, pétrifiés de peur. Des réactions normales, mais que le comics a tendance à ne pas trop aborder.

 

On a là un album plein de bonne morale. Ce sont des icônes, ne l’oublions pas. En l’occurrence, Superman ne solutionnera pas la faim dans le monde, même lui ne peut y parvenir. Forcément, la célèbre phrase attribuée à Jésus arrive : « donne à manger à un homme, il mangera un jour, apprends lui à pécher, il mangera toute sa vie ». C’est très américains, mais de temps en temps, un peu de bons sentiments gnangnan ça ne fait pas de mal.

 

Surtout que tout ceci est mis en image par l’immense Alex Ross, dont les peintures, à mon sens, sont celles qui mettent le mieux en exergue la qualité mythique de certains personnages DC. On a un sentiment de puissance, de grandeur, lorsque l’on regarde son Superman, qui est l’un des éléments qui concourre à ancrer le personnage dans la réalité.

par Yaneck Chareyre publié dans : Comics communauté : autour de la BD
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Lundi 16 juin 2008




Mise en valeur d'un blog que j'ai découvert récemment, et que j'aime beaucoup.
Jacques Louis est l'auteur de ces gags, mise en image romancée de sa vie avec sa compagne. C'est un auteur amateur, qui démarche en ce moment les éditeurs, et pour ma part, je pense qu'il mérite qu'on lui accorde une grande visibilité sur le net pour le soutenir.
Ce sont d'agréables images de la vie à deux, et des travers des hommes et des femmes. On rit franchement aux différentes planches présentes sur le site.

Si vous avez envie d'aller voir plus de planches, cliquez:

Roudoudou et petite bouclée
par Yaneck Chareyre publié dans : Sites Internet
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Lundi 16 juin 2008




   Philippe Delaby est le dessinateur d'une série de grande qualité, Murena. L'histoire de la vie de l'Empereur Néron.
Une série excellente, dotée de scénarios extrêmement bien travaillés au plan historiques, et un dessin formidable.
Voici donc le dieu Mercure, messager des dieux.

Pour obtenir ce dessin, ce fût un long voyage...
J'ai rencontré Delaby pour la première fois à Lys Les Lannoy, près de Lille. Nous sommes partis de Grenoble le vendredi soir, et nous avons roulé toute la nuit jusque là haut. Il était quatre heure du matin, et nous avions prévu de dormir devant l'endroit où se tenait le festival, dans la voiture. Sauf qu'à cette heure là, des belges faisaient déjà la queue devant la porte... Comme nous savions que Delaby serait l'un des hauteurs les plus recherché, nous avons du jouer ce jeu. Les suivants sont arrivés vers six heures du matin, et croyez bien que nous étions bien en colère contre les fous belges (encore plus fous que nous, c'est dire).

J'ai eu ma dédicace le dimanche, mais jene regrette franchement pas le manque de sommeil.
Delaby dessine ces croquis sans préparation, il commence par le haut du crâne, les cheveux, et fait son dessin dans la foulée. Impressionnant.
par Yaneck Chareyre publié dans : Dédicaces communauté : Fous de Bande-dessinée
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Samedi 14 juin 2008

Titre : La croisade s’amuse

Auteur : Jul

Editeur : Albin Michel

 

 

Une bonne petite tranche d’humour politique comme je l’aime. Une vision très particulière et très orientée de l’invasion de l’afghanistan par les Etats-Unis.

Une vision de Bush, Condoleeza Rice, et leurs plans, comme je l’aime, c'est-à-dire un peu outrancière, mais pleine de vérité.

Une vision très people et pleine d’humour, aussi, de Ben Laden et sa femme, l’héroïne de cet album.

C’est décalé, c’est grinçant, cynique, j’adore. Ben Laden est un gentil, et Bush un méchant. Bien entendu ce n’est pas la stricte vérité, mais Jul a le mérite de construire une gigantesque blague. Il n’a pas l’intention, lui, de faire passer ça pour vrai, à l’inverse des adeptes des théories de la conspiration, qui veulent faire croire que rien ne s’est passé le 11 septembre aux USA.

Et en même temps, Jul avance aussi sur des choses plus sérieuses, comme le fait que les guerres américaines récentes sont aussi et surtout des guerres de communication, réalisées par des faucons désireux de porter la guerre et leur conception de la morale à travers le monde.

 

Cet album est très drôle, pour peu que l’on goutte l’humour un poil anti-américain, et que l’on n’ait pas soutenu la guerre en Irak. Dans le cas contraire, passez votre chemin.

par Yaneck Chareyre publié dans : Franco-belge Autres Editeurs communauté : Fous de Bande-dessinée
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Vendredi 13 juin 2008


Objet : Mini Buste

Concepteur : Randy Bowen

Fabriquant : Bowen Designs

Date de vente : Septembre 2000

Nombre d’exemplaires : 5000

 

 

Pour une fois, j’ai envie de vous parler un peu de produits dérivés. Voilà un moment que j’y pensais, c’était même prévu dès le début de ce blog, mais je n’avais pas concrétisé l’idée.

Ainsi donc, voici un mini-buste que je me suis acheté il y a de cela 8 ans, à mon arrivée sur Grenoble, mon premier. Il représente un personnage de comics, Apocalypse, alias l’un des grands méchants qui affronte régulièrement les X-Men. Il est plutôt grand pour un mini-buste, près de 20 cm de haut, massif.

J’adore son style, sa pose menaçante et imposante. Je vous conseille d’ailleurs de visiter le site de Bowen Design (en cliquant sur le nom dans le chapeau de cet article), ce qui vous permettra d’admirer toutes les productions de l’entreprise américaine, qui sont toujours de toute beauté.



par Yaneck Chareyre publié dans : Produits dérivés communauté : autour de la BD
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Vendredi 13 juin 2008


Titre : Le Complot- L’Histoire Secrète des Protocoles des Sages de Sion

Auteur : Will Eisner

Editeur VO : W. W. Norton and Compagny, inc

Editeur VF: Grasset

Introduction: Umberto Ecco

 

 

Il y a des oeuvres de bande dessinée qui révolutionnent cet art, et qui on tune vocation beaucoup plus large que les “petits mickeys” de la caricature. Maus, d’Art Spielgemann, en était le plus brillant exemple. Le Complot est dans cette veine, et la qualité est au rendez-vous. En même temps, Will Eisner est une légende vivante. C’est lui qui révolutionna l’art graphique aux Etats-Unis dans les années 30, et de son vivant, une récompense portant son nom a été attribué comme « oscars » de la bande dessinée.

 

Will Eisner est d’origine juive, comme son nom le laisse penser. Et dans sa culture, il restait une tâche sombre, parmi d’autres, qu’il avait désir d’effacer, Les Protocoles des Sages de Sion. Ce livre, publié à la fin du 19e siècle, raconte comment une réunion des plus puissants juifs du monde, a mis en place une conspiration pour prendre le pouvoir mondial.

Ce livre sert depuis lors aux anti-sémites de tous poils, pour justifier leur haine imbécile.

Sauf que ce livre est un faux, et que la chose est sue depuis un moment maintenant. Et pourtant, Les Protocoles continuent de se vendre sous le manteau dans les bonnes librairies anti-sémites partout à travers le monde, déversant leur message trafiqué et haineux.

Alors Will Esiner a eu le désir de rendre plus accessibles les différents rapports écrits sur la question, travaux universitaires que le plus grand nombre ne saurait parcourir. Eisner connaît la force de son art, et l’audience de la bande dessinée. Moins grande que le cinéma, mais avec une plus grande liberté, et la possibilité de toucher un grand nombre tout de même.

 

L’ouvrage suit donc le parcours des hommes qui ont contribué à la naissance de ce faux. Maurice Joly, d’abord. Il est français, satiriste, et attaque violemment dans ses livres le pouvoir de Louis Napoléon Bonaparte, Napoléon III. L’un d’eux se nomme « Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu ». C’est une satire du règne de l’Empereur. Un ouvrage presque méconnu, dont l’auteur se suicidera.

Et puis vient Matthieu Golovinsky, un petit noble désargenté, qui, pour se faire bien voir, écrira n’importe quoi pour la propagande tsariste, du moment que ça dénonce les juifs. Il sera exilé en France, en disgrâce, mais c’est pourtant à lui que certains éléments comploteurs en Russie, s’adresseront pour qu’ils rédigent un faux document faisant état d’un complot mondial des juifs. Golovinsky va plagier l’ouvrage de Maurice Joly, changeant les textes pour qu’ils collent à la commande. L’ouvrage deviendra une référence pour les anti-sémites.

Et les différentes preuves du faux, à partir de 1921, ne parviendront pas à inscrire durablement ceci dans les esprits. Les anti-sémites réfutent le faux, prouvé bien entendu par des experts… aux soldes de la juiverie internationale. Argument imparable, malhonnête intellectuellement, mais qui permet à l’ouvrage de perdurer.

 

Le travail de Will Eisner est quelque chose que l’on doit mettre en avant. Il démonte les protocoles de manière simple, compréhensible, et ne laissant pas place au doute.

Tout un chacun devrait le lire, afin que l’idée que Les Protocoles est un faux, soit semée dans tous les esprits.

Après, les anti-sémites répondront que Eisner est juif, et donc qu’il ment. Mais à un moment donné, il n’y a rien à faire contre l’idiotie des adultes.

 

A part éduqué les enfants au respect, à la tolérance, et à l’intelligence.

par Yaneck Chareyre publié dans : Comics communauté : autour de la BD
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Jeudi 12 juin 2008


Série : John Lord

Titre : Bêtes Sauvages- Opus 1

Scénariste : Denis-Pierre Flippi

Dessinateur : Patrick Laumond

Couleurs : Sébastien Gérard

Editeur : Les Humanoïdes associés

 

 

Je vous avais présenté il y a quelques temps de cela une dédicace que j’avais obtenue sur cet album. Il est grand temps de vous parler de son contenu.

Cette BD se déroule au sortir de la Grande Guerre, à New York. John Lord est une sorte de flic, un peu particulier. Un ancien d’un service spécial, l’UPI, qui enquêtait sur des affaires vraiment étranges pour la mairie de New York. John est de retour, car son ami le professeur Winkley, co-fondateur de l’UPI, a été tué. Son corps a été éventré. John sort au grand jour, et avec Clara, une étudiante de Winkley qui refonde l’UPI, les voilà à la poursuite du tueur.

 

Il y a deux trames dans cet album, qui, bien entendu, convergent. L’enquête, digne des bons polars de détective, avec des ambiances très plaisantes, un truand repentit, et quelques bas-fonds. Et puis il y a une étrange histoire, qui jamais ne contient de textes, de paroles. C’est un bateau, qui s’est échoué sur une île perdue. Un homme et quelques enfants ont survécu.

Soyons clair, le point commun de ces deux trames est identifié fort facilement à la fin de l’album. Mais justement, tout l’art de Filippi est là. Il tisse tranquillement, nous amène là où il veut, et au moment où on se dit « mais oui, c’est évident », voilà que l’album se termine. Et bien entendu on veut en savoir plus. C’est roublard, mais le tour est bien joué, et on attend impatiemment de connaître la suite.

 

Cet album est aussi très bien servit par les dessins de Patrick Laumond, eux-même améliorés par les couleurs de Sébastien Gérard, qui semblent être de la peinture. Si tel n’est pas le cas, alors Gerard manipule sa palette graphique avec dextérité.

Tout dans cet album donne envie d’acheter le deuxième tome.


par Yaneck Chareyre publié dans : Franco-belge communauté : Fous de Bande-dessinée
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Jeudi 12 juin 2008



Série : Les Aventures de Spirou et Fantasio

Titre : Spirou- Journal d’un ingénu

Auteur : Emile Bravo

Editeur : Dupuis

 

 

J’ai déjà dit, et sans doute ici aussi, que je boycottai les albums de Spirou et Fantasio postérieurs aux albums de Tome et Janry, tellement j’avais été déçu de leur renvoi.

Cette série là, en l’occurrence, n’est pas la série principale. C’est une série dérivée, proposant des aventures différentes, vues par des auteurs différents.

Ayant lu un certain nombre de bonnes critiques concernant cet album, j’ai décidé de me laisser tenter, lorsque je l’ai vu à la médiathèque.

 

C’est ce que l’on appellerai dans le cinéma un prequel. Une histoire racontant la période avant que les aventures officielles ne commencent. Et en l’occurrence, c’est là justement tout l’enjeu, décrire comment Spirou et Fantasio se sont connus, et expliquer les éléments récurrents de la série.

Cette aventure se déroule donc en Belgique, en 1939. Spirou est un adolescent orphelin, travaillant dans un hôtel comme groom. Ce qui explique le costume. Hôtel qui va recevoir un groupe de diplomates tentant de faire en sorte d’éviter la guerre entre la Pologne et l’Allemagne. Spirou va faire des rencontres, avec notamment un reporter « people » nommé Fantasio, mais aussi avec une charmante polonaise dont il tombera amoureux.

 

C’est un très bon album, je dois dire. Sa force, mais qui s’avèrera peut-être une faiblesse,  c’est d’ancrer Spirou dans le temps, et dans la réalité. Auparavant, on avait bien sentit différentes idées liées au monde réelles, mais les pays concernés étaient toujours imaginaires. Là, on est dans l’histoire du monde, et de la Belgique. Spirou doit se positionner par rapport au rexisme belge, mais aussi par rapport aux antagonismes de cette période. C’est donc très bon. Cepenant, je me demande quand même si cela ne va pas dater le personnage. Car après tout, s’il avait 15 ans en 1939, vous voyez l’âge que ça lui fait actuellement ? Dans les comics américains, ce serait un véritable souci. A voir dans ce cas précis, si les fans s’expriment dessus.

Mais donc chaque élément récurrent est expliqué. La rencontre entre Spirou et Fantasio, ce qui m’a permis de réaliser qu’il y avait une grande différence d’âge entre les deux. Mais aussi la « conscience » de Spip l’écureuil, la raison pour laquelle Spirou gardera pendant longtemps son uniforme (souvenir sentimental)… C’est finalement toute la légende de Spirou qui se structure dans cet album. Du moins vis-à-vis des deux personnages principaux, car point de Champignac, de Zantafio ou de Seccottine.

 

Un bon album pour ceux qui aiment les aventures du petit groom. Un récit intelligent et porteur d’un regard sur le monde, qui mérite que l’on s’y attarde.

 


par Yaneck Chareyre publié dans : Franco-Belge Dupuis communauté : autour de la BD
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