Mercredi 11 juin 2008



Série : Yakari

Titre : Les Seigneurs des plaines

Scénariste : Job

Dessinateur : Derib

Editeur : Casterman

 

 

Je me laisse aller à piocher un peu au hasard dans ma bibliothèque, pour vous proposer des critiques d’albums plus anciens.

Là, en l’occurrence, une de mes bds d’enfance. Yakari le petit indien. Une série qui me laisse de bons souvenirs, et à la lecture de cet album, confirme la chose.

Yakari le petit indien, a un don particulier, celui de parler et de comprendre les animaux. Avec son ami le mustang Petit Tonnerre, il leur arrive pleins d’aventures, tournées autour des indiens, de leur mode de vie, et de leur environnement. Point de Cow-boys à l’horizon, Derib et Job nous proposent là les belles années des indiens d’Amérique.

 

Cet album là est consacré aux bisons, la première source de viande et de peau pour les tribus des grandes plaines. Yakari voyant que son peuple voue un grand respect aux bisons qu’ils chassent, à envie de les découvrir bien vivant, et d’en apprendre plus sur ces animaux qui permettent la survie des siens. Une belle histoire de respect, très en phase avec la culture des indiens, tout en proximité avec la nature. Une belle histoire d’amitié, de solidarité et de courage, face aux loups en chasse de petits bisons.

 

J’ai pris un grand plaisir à relire pour vous cet album.

Yakari, une bande dessinée pour les enfants, que réellement chaque adulte pourra apprécier pleinement.

par Yaneck Chareyre publié dans : Franco-belge Casterman communauté : Fous de Bande-dessinée
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 10 juin 2008



Série : Okko

Titre : Le cycle de la Terre II

Auteur : Hub

Editeur : Delcourt

 

Quatrième aventure d’Okko, le samouraï sans maître, et ses compagnons. Deuxième et dernier tome du Cycle de la Terre.

J’aime beaucoup cette BD car son concepteur et moi partageons  une référence commune, le Jeu de rôle Légende des 5 Anneaux, un jdr qui se déroule dans un monde d’inspiration médiéval-japonais.

L5R transpire à chaque page de cette série, alors moi, je prends mon pied.

 

Nous suivons donc les pérégrinations d’Okko, le bretteur hors paire, son ami Noburo, solide et étrange guerrier, Noshin le shugenja et son disciple. Ils sont à la poursuite d’étranges prêtres, adeptes de la magie impie du sang. Avec quelques compagnons de route, une budoka et une samouraï qui a perdu son bras, ils se retrouvent piégé dans la montagne en hiver, à la recherche d’un monastère maudit.

 

Les personnages sont vraiment très bien choisis. Leurs caractères sont souvent assez différents pour provoquer des tensions, mais aussi assez compatible pour rester ensemble de manière crédible.

Les méchants sont particulièrement horribles, et l’on retrouve bien cette ambiance propre au jeu de rôle dont je vous ai parlé.

 

Hub est enfin un dessinateur fort complet, tout aussi à l’aise dans les expressions faciales que dans les scènes de bataille, ce qui procure donc une grande variété de scènes dans cet album.


par Yaneck Chareyre publié dans : Franco-belge Delcourt communauté : autour de la BD
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 6 juin 2008



Une belle dédicace pas assez dégueulasse aujourd'hui. Oui, je sais ce que je dis, pas assez.
P'tit Luc est l'auteur de Rats et de la Foire aux cochons, deux oeuvres géniales, bien cyniques.
L'homme est un phénomène en dédicace. Il vient presque avec sa boîte à outil, et en fait voir de toutes les couleurs aux albums et aux lecteurs. Il adore ça, ses fans aussi.
Ainsi donc, je suis dégoutté, mon album n'est pas saccagé. Mais on est dans le bon goût, alors je suis content.
Je vous parlerai prochainement d'un album de P'tit luc, histoire que vous saisissiez un peu mieux son style.

Quoi? Vous en avez déjà un aperçu? Allons...
par Yaneck Chareyre publié dans : Dédicaces communauté : Fous de Bande-dessinée
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 5 juin 2008



Titre : Allergies

Série : Agrippine

Scénariste/ Dessinateur : Claire Bretécher

Editeur : Hyphen SA

 

 

J’aime vous proposer des choses différentes sur ce blog, et je dois avouer que cela me pousse aussi à plus de diversité dans mes lectures. Je sens que je vais bientôt prendre les séries au hasard à la médiathèque, juste pour pouvoir alimenter ce blog.

Ainsi donc, une autre touche d’humour, et d’une certaine façon, un auteur classique, à savoir Bretécher.

 

Je suis partagé sur les Agrippines. D’un point de vu global, ça me fait plutôt rire, j’aime bien.

Mais il y a une chose qui me dérange, c’est que je ne me retrouve jamais dans les ados que Bretécher décrit. Ce qui me laisse donc un sentiment étrange.

Le langage que les personnages utilisent est drôle, riche, varié. On sent que l’auteur aime à jouer avec, et à se compliquer la vie à l’écriture. Et pourtant, je ne me retrouve pas du tout dans ce vocabulaire. Bon, il est vrai que je n’ai été que rarement en phase avec ma classe d’âge. Mais si je me souviens de ma terminale, qui n’est tout de même pas si éloignée, aucun ado de mon entourage ne parlait comme ça. Qu’ils viennent de villages campagnards ou de HLM urbains, ces expressions, ces mots, je ne les ai jamais entendu. Interrogation donc.

 

Ce que je préfère, chez Agrippine, finalement, c’est quand Bretécher parle des femmes. Des ados, des vieilles décrépies, des quiqua pimpantes… A croire que j’entre alors dans un univers étrange, sur lequel l’auteur me fait rire à coup sûr.

Là, en relisant ce début de paragraphe, je me rends compte que ce que j’ai écrit ne veut rien dire. Donc je complète. Quand Bretécher parle de féminité, de rapport au corps, de problèmes intimes, là, je ris à coup sur. L’auteur a le chic pour mettre à nue les femmes, et faire apparaître leurs travers tels de gros boutons sur le nez.

Et si je ne ris pas des hommes, chez Brétecher, c’est qu’ils sont souvent assez anecdotiques
par Yaneck Chareyre publié dans : Franco-belge Autres Editeurs communauté : autour de la BD
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Mercredi 4 juin 2008



Episodes : Amazing Spider-Man #544/ Friendly Neighborhood Spider-Man #24/ Sensational Spider-Man #41/ Amazing Spider-Man #545

Scénaristes: Joe Quesada/ Joe Michael Straczynski

 

 

ATTENTION, ARTICLE CONTENANT DES INFORMATIONS PRECISES SUR LE CONTENU DE L’HISTOIRE.

 

 

 

Je ne vais pas vous parler aujourd’hui d’un album en particulier, ou d’un magazine. Je vais vous parler comics, et donc, je vais vous parler de ce que l’on appelle un « story-arc », une histoire, pourrait-on dire simplement. Un évènement en tous cas.

L’éditeur américain Marvel Comics a le vent en poupe en ce moment. Il a su proposer aux lecteurs différentes histoires impliquant l’ensemble de son univers, des histoires montrant qu’une certaine réflexion avait eu lieu en amont pour livrer des écrits de qualité. Le principal, est sans doute Civil War, qui a vu les héros, les « gentils » s’affronter en deux camps, autour d’une loi faisant des super-héros des agents gouvernementaux. Dans ce cadre, Marvel a bien utilisé son personnage phare, Spider-Man, et l’a placé au cœur des intrigues. Il a révélé son identité au grand publique, a suivi le camp pro-enregistrement, puis a basculé dans le camps des rebelles, faisant de lui un hors la loi. Et en conclusion de cela, sa célèbre Tante May prend une balle dans le corps, et se retrouve au bord de la mort.

Les amateurs de la série comics diront que ça fait la deuxième fois en 10 ans, et qu’à lâge de la vieille, elle pourrait clamser sans nous prendre la tête.

 

Hé bien non…. Ce n’est pas le but de Joe Quesada, le rédacteur en chef de Marvel.

Joe Quesada a depuis longtemps une cible, dans l’univers Spider-Man, c’est le mariage entre Peter et Mary-Jane. Pour lui, cela empêche un public jeune de s’identifier à Peter. Vous comprenez, il est adulte, il est marié, et en plus à un top-model. Pas bon ça coco…

Joe Quesada a donc vu, dans le « coma » de Tante May, un moyen de se débarrasser du mariage de Peter. Les amateurs que je présentais tout à l’heure, pourraient me dire que ça avait été fait il y a moins de 5 ans, et qu’on avait cru MJ morte dans l’explosion d’un avion, et ce pendant plusieurs mois. Oui, je sais, je sais, mais Quesada, lui, il s’en fout.

Alors, attention, Quesada a des idées pour arriver à ses fins. Strascynski aussi, lui qui est le scénariste principal depuis plusieurs années sur ce personnage. C’est d’ailleurs lui qui est crédité, en tant que scénariste de One More Day. Mais c’est uniquement du à la pression de Quesada, qui a refusé d’enlever son nom des couvertures. Ambiance…

 

Ainsi donc, voilà ce qui a été décidé. Puisqu’il faut en finir avec ce mariage, que Peter ne peut quand même pas divorcer (oh non, voyons, que penseraient les lecteurs américains d’un comportement aussi amoral voyons ?), et que le coup de la mort a déjà été tenté, il ne reste plus qu’une chose, faire disparaître le mariage de la réalité…

Ah ah !! On tient quelque chose. Parce que dans l’univers Marvel, agir sur la réalité, ce n’est pas bien compliqué. Le Cube cosmique, la Gemme de la Réalité, James Braddock, Loki, on a le choix. Ainsi donc, Quesada va proposer l’intervention de Méphisto, le diable lui-même.

Car Méphisto trouve que le mariage de Peter et Mary Jane est un symbole exaspérant qui va à l’encontre de sa noirceur. Que sa force est trop belle, trop proche de Dieu, il veut donc la peau du mariage (Quesada serait-il en fait Méphisto ? Hum, faut creuser la chose…) Il va donc faire une proposition indécente, c’est le diable tout de même, à savoir, la vie de Tante May, contre le mariage de Peter et MJ. Et c’est donc la vieille peau qui sera choisie, bah oui, c’est quand même Quesada qui est le boss.

Ainsi donc, Le Diable, himself, n’a que ça à foutre, de se payer le mariage d’un super-héros de rang même pas cosmique, avec une mannequin ? En plus, ce que Quesada met en exergue, c’est la qualité, la solidité du couple Peter/MJ. Mais des couples qui traversent des expériences horribles, cruelles, et qui ensemble parviennent à s’en sortir, y’a pas besoin d’aller chercher chez les super-héros pour en trouver. Des parents qui perdent leur enfant, ça suffit. Mais non, le Diable, il a décidé, c’est Peter qu’il veut faire chier. Notons que jusque là, Méphisto s’en prenais plutôt au Surfeur d’Argent, son ennemi de longtemps, le symbole éclatant de la pureté. Et là, en fait, bah non, il se penche sur Peter Parker. Crédible non ?

 

Ainsi donc, le mariage est effacé de la réalité, la révélation de la véritable identité de Peter aussi, du même coup (whoua, double effet kiss cool le Deus ex-machina), et en plus, on assiste au retour incompréhensible de Harry Osborn, le vieil ami de Peter, mort de l’utilisation du sérum du Super-Bouffon. Ah non, il n’est plus mort, dans cette nouvelle réalité, il était juste parti en voyage en Europe… Euh…. Euh…

 

Pour être honnête, je pense que c’est là la première grosse erreur de Joe Quesada à son poste. Cet homme qui a vraiment su redonner un souffle génial aux productions Marvel, vient de planter son personnage, avec une explication du plus ridicule.

Pour ma part, je pense donc boycotter rapidement la magazine français. Panini n’y est pour rien, mais je ne pense pas cautionner un tel choix éditorial. Un tel n’importe quoi.

par Yaneck Chareyre publié dans : Comics communauté : autour de la BD
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 3 juin 2008


Titre : Sept Guerrières

Scénariste : Michaël Le Galli

Dessinateur : Francis Manapul

Editeur : Delcourt

Collection : 7

Directeur de collection : David Chauvel

 

On continu sur la lancée de cette collection qu’est 7.  Je vous ferai à l’occasion la critique du premier tome, qui est dans ma bibliothèque. Voici donc le dernier album publié. Ce qui m’a fait l’acheter, c’est assurément le dessinateur, Francis Manapul. J’ai rencontré cet homme en dédicace, c’est un artiste de comics américain. Alors d’une certaine façon, je soutiens les ponts réalisés entre les deux cultures bandes dessinées.

 

Au moyen-âge, dans un royaume libyen, attaqué de toutes part, la souveraine décide de faire s’enfuir son héritier afin de le mettre à l’abri dans une cité troglodyte. Son armée ayant été massacrée, elle le confie à des mercenaires femmes.

Pour tout dire, j’ai été plutôt surpris par le début de cet album. Beaucoup de baston, de massacres, mais une bonne partie de la bd paraît bien vide. C’est presque à la fin que l’on se rend compte que de nombreux fils avaient été tissé discrètement, arrivant à une conclusion logique. Je reste tout de même sceptique, et l’impression de vide du début me laisse un petit arrière-goût en bouche.

Côté dessin, je savais à quoi m’attendre. Guère de surprise, si ce n’est qu’on regrette que l’illustration de couverture ne soit pas plus grande, tant Manapul s’est déchiré sur le dessin.  L’intérieur est plus variable. Certaines planches sont très bonnes, et certaines cases faites à la va vite. Manapul est jeune, et a besoin encore de prendre de l’expérience.

 

Donc une bd sympathique à lire. Pas la meilleur de la collection, mais un bon moment de passé.

par Yaneck Chareyre publié dans : Franco-belge 7 communauté : Fous de Bande-dessinée
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 2 juin 2008



Titre : Blacksad tome 1- Quelque part entre les ombres

Scénariste : Juan Diaz Canales

Dessinateur : Juanjo Guarnido

Editeur : Dargaud

 

 

Je suis dans une phase bien particulière, quant à mes lectures BD, une phase de découverte. Je me laisse aller à prendre des titres qui ne correspondent pas à mes lectures à priori, histoire de me laisser surprendre. L’avantage d’avoir une médiathèque imposante à disposition permet de ne pas miser un centime dans l’affaire, bref, c’est gagnant gagnant.

Blacksad est donc l’un de ces albums. J’en avais entendu beaucoup de bien, depuis longtemps, mais je n’avais jamais pris la peine de lire cette série.

C’est chose faite, et croyez bien que je ne regrette pas ma lecture.

 

Blacksad, c’est du polar à l’ancienne, à l’américaine. Un détective en imper un peu pouilleux, des starlettes, du truand de bas étage et de haut vol, et des flics un peu sales. Tous les ingrédients d’un bon polar sont là. S’ajoute à cela, le fait que tous les personnages sont des animaux. Humanisés, mais des animaux quand même. Blacksad est un chat, par exemple. Un peu à la manière de La Fontaine, on s’éloigne de l’humain, pour s’en rapprocher au mieux. Et cela fonctionne bien. On oublie rapidement que ce sont des animaux, et on conçoit les personnages comme de véritables humains.

 

Dans ce premier tome, le détective Blacksad découvre un ancien amour mort, assassiné. Il n’a pas franchement l’intention de faire le dos rond, et se met en chasse pour faire la lumière sur cette affaire.

Côté dessin, on est vraiment bien servit, les décors sont extrêmement fouillés, les visages particulièrement expressifs, et on parcourt l’album avec une aisance certaine.

 

Il n’y a rien à jeter dans cet album. Absolument rien. Sa réputation n’est en rien usurpée, et je conseille à tous ceux qui aiment les vieux polars de se jeter sur les trois tomes existants de la série. C’est ce que je compte faire.


par Yaneck Chareyre publié dans : Franco-belge communauté : autour de la BD
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Dimanche 1 juin 2008




Une dédicace plus fine, au crayon gris, pour une fois. C'est la deuxième partie de mon "dyptique" Azrayen.
Je vous ai raconté la méprise du premier album. J'ai décidé d'utiliser cette erreur pour que cela fasse quelque chose de sympa.
Au deuxième festival de Vaison la Romaine, dans le Vaucluse, j'avais pu rencontrer Laxe, le dessinateur d'Azrayen. Je lui ai donc demandé un fellagha dans la neige. Histoire de contraster avec le soldat dans la neige du premier tome. C'est différent, mais vraiment, j'aime le résultat.

Cette dédicace a une véritable histoire, c'est l'intérêt de la dédicace me semble-t-il...
par Yaneck Chareyre publié dans : Dédicaces communauté : Fous de Bande-dessinée
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 31 mai 2008


Titre : Les voisins du 109- Tome 1 : Vendredi

Scénaristes : Coyote et Nini Bombardier

Dessinateur : Coyote

Editeur : Le Lombard

 

 

Un album que je pensais nouveau, mais qui a en fait bien un an et demi déjà, du dessinateur Coyote, qui, comme Maester, se détourne lui aussi de Fluide Glacial, son éditeur historique, pour se tourner vers le Lombard, en ce qui le concerne. On retrouve tous les ingrédients qui font des bd de Coyote un plaisir. Beaucoup d’humour, quelques femmes bien roulées, de jolies caricatures, et un petit côté « culture différente ».

 

Le 109, c’est un petit immeuble, et Coyote nous en raconte la vie sur un jour.

Ce sont pleins de portraits très savoureux, de différentes personnalités. Le Concierge semble être tiré de la chanson de Renaud « Dans mon HLM », la petite vieille est là, bien entendu. Il en faut toujours une. Il y a un jeune étudiant artiste efféminé, une femme arabe et son grand garçon, un couple de gothiques, un autre d’anciens babas cools, et même, un couple « normal ».

Tout ce petit monde se découvre, apprends à vivre côte à côte, et les situations sont vraiment drôles. Surtout, chaque personnage n’est pas QUE la caricature que l’on croit. Chaque personnage révèle toujours une surprise, que l’on découvre peu à peu dans l’album.

On les aime tous, et on a envie de mieux les connaître.

 

Quelle chance, un second album est prévu, Et même un troisième, pour raconter samedi et dimanche.


par Yaneck Chareyre publié dans : Franco-belge communauté : autour de la BD
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 29 mai 2008




Titre : Quartier lointain (intégrale)

Auteur : Jirô Taniguchi

Editeur : Casterman

Adaptation : Frédéric Boilet

 

 

Quartier lointain, c’est une claque, que j’ai reçue, par cette lecture. Une passion qui est née, qui fait que cet album sera pour moi une référence pendant longtemps.

Taniguchi est l’un de mes auteurs favoris, ce n’est absolument pas une surprise pour tous ceux qui lisent ce blog. Mais voilà, l’homme qui marche, par exemple, m’avait déçu, et je sais être critique envers lui. Mais Quartier Lointain est une vraie réussite, une œuvre mémorable, et si le festival d’Angoulême a primé ce livre, maintenant, je sais pourquoi.

 

Le dessin est parfait, c’est du pur Taniguchi, il n’est même pas nécessaire d’y revenir. Ce qui me touche, c’est le scénario. C’est le thème de cet album. Une force, une trouvaille.

Nakahara est un quarantenaire typique du Japon. Il vit pour son travail et sa petite famille. Sans savoir comment ni pourquoi, il se retrouve à suivre la route vers la ville de son enfance et de son adolescence. Là où sa famille vivait, là où son père les a abandonné, là où sa mère est morte, âgée. Un papillon passe, un malaise survient, sur la tombe de cette mère, et Nakahara découvre. Il se redécouvre adolescent, tel qu’il était à quatorze ans, à revivre les évènements de l’époque, tout en gardant son esprit de quarante ans pour les comprendre.

Ce concept là est puissant. Qui ne s’est jamais dit que l’adolescence aurait pu se passer différemment pour soi, avec un peu plus de jugeotte ? Le personnage a cette chance là, et l’on se verrait sans doute bien, tous, à sa place. Il se souvient des évènements à venir, et de ce départ mystérieux d’un père qui les abandonne. Il sait que sous quelques mois cela va arriver. Et il aimerait comprendre.

 

Je ne vous en dirai pas plus sur les rebondissements de ce livre, il faut les découvrir par soit même, laisser l’auteur nous guider. Il le fait finement, permet à son personnage de régler toutes les questions qui se sont posées à lui par le passé. On aimerait être à sa place, vraiment.

Reste une dernière question : Nakahara a-t-il rêvé, ou bien cela s’est-il véritablement passé ? Je ne vous le dirai pas, car Taniguchi répond à cette question à la fin du livre, et le fait d’une fort belle façon.

 

Je me sens plein de respect, pour cette œuvre, que je considère au-delà d’une œuvre de divertissement. C’est la bande dessinée que j’aime, celle qui fait montre des noblesses de cet art.

Arrigato Taniguchi Jirô-sama. Domo arrigato.

par Yaneck Chareyre publié dans : Jirô Taniguchi communauté : Fous de Bande-dessinée
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander

Présentation

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus