Vendredi 2 mai 2008



 

Titre : Tôkyô est mon jardin

Scénariste : Frédéric Boilet/ BenoîtPeeters/ Jirô Taniguchi

Dessinateur : Frédéric Boilet

Editeur : Casterman

 

 

En lisant Fraise et Chocolat, d’Aurélia Aurita, j’ai rencontré l’auteur Frédéric Boilet. En tant que personnage de cette BD, hein ? Il semblait un peu être un « père spirituel » pour Aurita, donc je me suis dis que ses bds pouvaient êtres sympas. J’ai donc cherché dans ma médiathèque un ouvrage de lui, afin de me faire un avis.

Et en fait, je ne suis toujours pas convaincu par ce genre de bande dessinée, très auto-biographique. Le style de dessin de Boilet est plus poussé que celui d’Aurita, plus réaliste. Ca, ça me convient. Non, c’est plus l’histoire, qui ne m’accroche pas.

 

Je ne sais pourquoi, mais quand je lis le Gourmet solitaire, par exemple, de Taniguchi, qui est aussi une tranche de vie, je ressens beaucoup plus d’émotions. Est-ce le fait de mettre plusieurs scènes sexuelles explicites? Je ne saurais dire. Il manque quelque chose, d’indescriptible, mais qui ne fait pas monter la mayonnaise chez moi.

 

Je testerai sans doute un autre ouvrage de Frédéric Boilet, histoire d’avoir plus de matière pour juger de son œuvre. Mais cet album là ne me convainc pas.


par Yaneck Chareyre publié dans : Franco-belge Casterman communauté : autour de la BD
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Lundi 28 avril 2008



Titre : Je Suis Légion- Tome 1 : Le Faune dansant

Scénariste : Fabien Nury

Dessinateur : John Cassaday

Editeurs : les Humanoïdes associés

 

 

Autant profiter des rares albums de bande dessinée américaine, donc de comics, qui soient édités en France au format Franco-belge. Cet album est sorti voilà un moment, mais je n’avais jamais pris le temps de le lire, et encore moins de l’acheter. Ainsi, lorsque je l’ai trouvé à la médiathèque, j’ai sauté sur l’occasion.

Pour tout dire, je suis déçu. Non par les dessins de Cassaday, qui sont splendides, et qui valent bien le format franco-belge, mais par le scénario, ma foi fort convenu.

 

Les nazis sont des méchants très méchants, et puisqu’ils sont méchants, les démons sont parmi eux. Et vu l’état d’esprit des nazis, les démons peuvent se faire plaisir à traficoter des expériences bizarres. Ce qui va donner bien entendu une arme qui donnera la victoire au 3e Reich. Bref, rien que du banal, de l’attendu. Pour le coup, Hellboy avait déjà repris l’idée bien avant, la poussant même plus loin.

En plus, les révélations ne viennent qu’en toute fin du tome, rendant la lecture longue et presque ennuyeuse.

 

En somme, cet album est tout à fait dispensable, et ce n’est sans doute pas le meilleur comics pour débuter. Non qu’il soit mauvais. Il est juste fade.

Je ne crois pas que les magnifiques dessins de John Cassaday parviennent à sauver les choses.


par Yaneck Chareyre publié dans : Comics communauté : autour de la BD
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Mercredi 23 avril 2008


Voilà quelques temps que je ne vous avais point présenté l'une de mes nombreuses dédicaces.
Je reprends donc le rythme, avec cette dédicace de Coyote, dessinateur entre autre de Litteul Kevin, chez Fluide Glacial. Coyote a une particularité, en dédicace (ou du moins il avait, aujourd'hui, je ne sais pas), il refuse de dessiner ses propres personnages. Ce qui le branche, lui, c'est de faire des dessins réellement personnalisés pour les personnes qui viennent le voir. En sommes, il veut favoriser l'échange entre l'auteur et le visiteur, ce qui n'est pas plus mal.

Ainsi donc, j'ai obtenu cette dédicace alors que j'étais venu le voir pour lui demander une interview à venir pour la radio où j'officiais, Campus Grenoble. J'y animais une émission sur la bande dessinée, et donc je profitais des festivals que je faisais pour solliciter les auteurs.

Coyote n'a donc pas eu grand mal pour être inspiré pour ma dédicace. Et j'aime beaucoup ce qu'il a fait. C'est plein d'humour, tout à fait original et personnel. J'espère pouvoir le recroiser un jour, histoire de lui parler de mes autres passions...
par Yaneck Chareyre publié dans : Dédicaces communauté : Fous de Bande-dessinée
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Mardi 22 avril 2008


Juste retour des choses, que de mettre en avant ce blog qui a mis en avant le mien.
J'ai trouvé Comics Place un peu par hasard, tandis que je cherchais des blogs comics sur over-blog.
J'ai du y passer plus d'une demi-heure en tout, tant j'ai apprécié le contenu de ce blog. Beaucoup de news, quelques avis qui n'engagent que lui et qui permettent de faire débat, et du comics, du comics, et encore du comics....

Je conseille vraiment de se tenir informé des nouvelles publications de ce blog, et d'y consacrer toute son attention.
par Yaneck Chareyre publié dans : Sites Internet communauté : autour de la BD
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Samedi 19 avril 2008


Titre : Terre de rêves

Auteur : Jirô Taniguchi

Editeur : Casterman

Collection : Ecritures

 

 

Et oui, encore du Taniguchi… Ma médiathèque possède un gros stock de ses œuvres. Pas toutes, et je serai celui qui leur fera acheter « Kaze No Sho », dont vous savez tout le bien que je pense.

A chaque fois qu’il y a un Taniguchi, je fonce. Autant aller jusqu’au bout de cette passion. Je n’aurai de cesse de tout lire de lui.

 

"Terre des rêves", je l’ai pris sans savoir ce qu’il y avait à l’intérieur. Je n’ai pas eu à le regretter. J’ai même failli écraser une larme à la fin du premier chapitre, tant je me suis retrouvé bouleversé.

Encore une fois, il ne se passe rien dans ce manga. Pas d’explosions, pas de batailles inter-galactique… Une simple histoire, belle et émouvante. Jirô Taniguchi y raconte ce qu’il a vécu, la perte d’un chien aimé. La mort lente et dans la déchéance de son ami à quatre pattes. L’agonie de ce chien, cette année décrite durant laquelle il descend dangereusement vers la fin, est tout en simplicité, l’essence de Taniguchi. Des mots forts, des dessins très réalistes. On devient triste pour ce couple qui fait tout pour aider leur animal de compagnie. Et puis la suite, l’arrivée d’un nouveau compagnon, différent.

 

Taniguchi dit bien qu’il pensait que jamais cette histoire ne serait publiée. Heureusement pour nous, ce fût le cas, et Casterman y a adjoint une histoire sur la montagne, sur un alpiniste japonais passionné de l’Everest. Une grande passion de l’auteur. Efficace, intéressant, même si passer après « Avoir un chien » est une gageure, tellement cette histoire est forte.

 

Je ne sais pas si je serai un jour déçu par une œuvre de Jiro Taniguchi. Ce qui est sûr, c’est que « Terre de rêves » ne sera pas celles-ci.


par Yaneck Chareyre publié dans : Jirô Taniguchi communauté : autour de la BD
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Vendredi 18 avril 2008



Titre : La prison de Robertsonville

Série : Les tuniques bleues

Tome : n°6

Scénariste : Raoul Cauvin

Dessinateur : Willy Lambil

Editeur : Dupuis

 

 

Je me faisais la remarque que ce blog contenait assez peu de bd « gros nez ». Les « gros nez », ce sont ces personnages souvent d’origine belge, souvent édités par Dupuis, et qui ont pour point commun de tous avoir de gros nez en patate. Les Tuniques Bleues, Astérix, Agent 212, Achille Talon et consorts.

J’ai bien écrit un article pour dire du mal de leurs reprises, mais point d’articles consacrés à ces séries.

 

Je répare donc la chose aujourd’hui, avec les Tuniques Bleues. J’ai dis du mal des albums récents, avant tout parce que je lis la série depuis fort longtemps, que je l’aime, et qu’elle représente pour moi beaucoup de souvenirs. Un placard, logé dans un mur, aux portes recouvertes de papier peint bleu, dans la chambre de ma cousine… Le trésor de mon oncle. Sa bdthèque,  devant laquelle je passais de TRES longues heures.

 

La prison de Robertsonville est un album que j’aime bien. Pas mon préféré, mais comme je viens de le prendre à la médiathèque, autant vous en toucher deux mots tout de même.

Blutch et Chesterfield sont faits prisonniers par les sudistes, et envoyés dans la tristement célèbre prison de Robertsonville, qui accueillait les prisonniers nordistes. Bien évidemment, avec leurs caractères bien trempés, les deux soldats ont vite fait de se mettre leurs geôliers à dos, et de tout faire pour prendre la tangente.

Nous sommes dans une bd d’humour, et les méchants dirigeants du camp sont très méchants, mais complètement cons. Leurs multiples évasions auraient du leur valoir un peloton d’exécution. Dans le meilleur des cas. Mais leurs tentatives sont amusantes, variées, et la chute de l’album très bien réussie.

 

Je vous parlerai plus tard de mes tomes préférés, mais celui-ci se lit fort bien. Vous aussi, venez apprendre à aimer détester Cancrelat, le « kapo » de Robertsonville.


par Yaneck Chareyre publié dans : Franco-Belge Dupuis communauté : Fous de Bande-dessinée
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Mercredi 16 avril 2008



Titre : A votre bon cœur

Auteur : Quino

Editeur : Glénat

 

 

Quino est un auteur que j’aime beaucoup. Cela vient peut-être de mes cours d’espagnols au collège et au lycée, où nos professeurs nous fournissaient régulièrement des doses pendant les cours… Ou pas, je ne saurais dire.

Je ne rate jamais une occasion de découvrir un nouveau Quino. Un peu de Mafalda, bien évidemment, mais aussi et surtout ses autres publications, pour sortir un peu de l’univers de la petite fille.

 

C’est pourquoi j’ai choisi cet album, à la médiathèque. On y retrouve tout ce qui est appréciable chez Quino. Un trait simple mais non simpliste, de l’émotion, de l’engagement, des valeurs, et une critique acerbe.

Regardez l’image que je vous présente, l’une des planches de cet album. La simplicité est là, deux femmes, et Quino joue simplement avec leurs propos. Ce qui les rapproche, et ce qui peut tout autant les éloigner. Efficace, vif, intelligent, il n’y a rien à redire. Tout l’album est comme cela.

 

La société de Quino prend de sévère claque, mais le talent de l’auteur est de rendre ces gags universels. Ces personnages, ces situations, pourraient tout autant s’appliquer à tous les grands pays industrialisés de la planète. Cela fait de lui un auteur incontournable du XXe siècle, je pense. Un grand, un de ceux qui resteront dans les mémoires collectives à jamais.


par Yaneck Chareyre publié dans : Franco-Belge Glénat communauté : Fous de Bande-dessinée
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Dimanche 13 avril 2008

 

 

 

Marvel Icons n°36

 

Iron Man Vol.4 #19

Le SHIELD est informé de l’arrivée d’un étrange vaisseau spatial. Hulk arrive, et entend bien mettre une lourde rouste à ceux qui l’ont exilé, et qui sont responsable de la mort de sa femme et de son enfant. Un épisode forcément consacré au point de vu d’Iron Man dans son altercation avec le géant vert. Ca défouraille, ça fight, mais ça se lit fort bien.

 

Fantastic Four #548 (Dwayne McDuffie/ Paul Pelletier)

Décidément, ce story-arc ne parvient pas à me convaincre. Une trop classique confrontation contre les Terrifics Four, le rajout de la Panthère Noire et Tornade… Mouais… Il y aurai tellement eu à faire avec les conséquences de Civil War, et rien n’a été fait. C’est dommage.

 

What if : Captain America #1 (Tony Bedard/ Carmine Digiandomenico)

J’aime beaucoup les What If, ces épisodes explorant une autre possibilité de l’histoire des héros Marvel. En l’occurrence, cet épisode là imagine si Captain America était apparu pendant la Guerre Civile américaine. Un point de vue intéressant sur cette guerre, sur les raisons de la guerre, et une version de Bucky, le coéquipier traditionnel de Cap, fort différente de la réalité.

Un épisode unique qu’on peut prendre plaisir à lire.

 

Marvel Holiday Special #1 (Jeff Parker/ Reilly Brown)

Par contre, je dois dire que je ne suis pas fan des épisodes de Noël. Ca fait toujours du bouche-trou, et c’est le cas ici. Une jeune femme bidouille un robot, le transforme en père Noël, qui vient attaquer les Vengeurs. Et encore une fois, bof bof… Ca se lit, ça n’a pas grand intérêt. Dommage.

 

 

 

 

Marvel Heroes n°6

 

Mighty Avengers #6 (Brian Michael Bendis/ Frank Cho)

Fin de l’histoire  consacrée au nouveau robot Ultron. Frank Cho est très bon au dessin, mais je ne suis pas complètement emballé par cette série. Je dirai un peu « tout ça pour ça » ? Six numéros, rien que pour ça ? On verra ce que donne la suite de la série, mais pour l’instant, je suis déçu. L’histoire se termine toute fois sur le cas Elektra, qui lance les évènements de Secret Invasion, le prochain gros crossover Marvel.

 

Incredible Hulk Vol.2 #107 (/ Gary Frank)

Voilà une série que je prends plaisir à découvrir (ou redécouvrir…). Paradoxalement, elle est peu tournée vers Hulk, et plus vers ceux qui l’attendent sur Terre. Car le colosse de jade pourrait bien se retrouver avec des alliés à son retour, alliés réunis par le petit génie Amadeus Cho, personnage sur lequel on peut se poser beaucoup de questions.

J’aime beaucoup.

 

World War Hulk : Gamma Corps #1 (Frank Tieri/ Carlos Ferreira)

Petite nouveauté liée à World War Hulk. Visiblement, certains militaires avaient préparé des contre-mesures, face à Hulk. Des soldats transformés, dopés aux rayons gamma,  avec pour mission ultime d’affronter Hulk.

Un premier épisode un peu bourrin, qui présente les soldats du Gamma Corps. C’est un peu tôt pour prononcer un avis définitif. Ca peut se révéler intéressant… Ou pas. A voir. Wait and see.

 

What if the Hulk Died and Caiera lived ? (Greg Pak/ Leonard Kirk)

Un what if de plus, et je vous l’ai dit, j’aime le concept. Celui-ci, reprend la fin de de Planet Hulk, qui conduit tout droit à WWH. A l’origine, une bombe terrienne explose et tue la femme de Hulk. Alors que se serait-il passé si Hulk avait protégé sa femme, et péri à sa place ? C’est grosbill, c’est catastrophique, mais on s’en fout, c’est un épisode unique, donc le scénariste peut se faire plaisir. Comme toujours, j’adhère.

 

 

X-Men n°135

 

Voilà un magazine que j’achète de temps en temps, que j’arrête facilement, pour le resuivre un peu quelques temps plus tard. En l’occurrence, c’est le premier épisode de ce mois qui m’a donné envie de l’acheter.

 

X-Men Endangered Species #1 (Mike Carey/ Scot Eaton)

Premier épisode, très centré sur l’ambiance, sur le sentiment général. Les mutants sont devenus une espèce en voie d’extinction. Ils n’étaient que 198, sur la planète entière, et certains meurent… La race de l’homo superior est sur le point de disparaître.

C’est pour ce thème, que j’ai acheté ce bouquin. Pour voir ce qui allait en être fait. Ce premier épisode est très plaisant, pour les raisons que j’ai décrites dans les premières lignes. On pose des bases, on prépare une intrigue. J’aime bien. Malheureusement, le X-Men de mai ne contiendra pas d’épisode d’Endangered Species… Je doute de prendre le magazine…

 

X-Men #200 (Mike Carey/ Humberto Ramos et Chris Bachalo)

Oulà…. Déjà, deux dessinateurs que je n’aime pas. C’est mal engagé. En plus, une équipe constituée largement de second couteaux… Mouais… Ben non, j’accroche pas… En plus l’histoire ne m’accroche pas.

 

New X-men #39 (Christopher Yost, Craig Kyle/ Skottie Young)

Je n’aime pas Ramos et Bachalo, Young, c’est pire. Ca me rappelle les dessins animés pour gosses. Très inspiré manga, pour être dans l’air du temps des p’tits djeuns qui lisent que ça.

On passe. Faut pas s’attarder.

par Yaneck Chareyre publié dans : Mes comics du mois communauté : Fous de Bande-dessinée
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Samedi 12 avril 2008


Titre : Le rêve américain expliqué aux mécréants

Auteur : Riss

Editeur : Albin Michel BD

 

 

Je pensais me faire plaisir en lisant cet album, mais en fait non. Je pensais me payer une bonne tranche de rigolade aux dépends de nos amis les ricains, mais même pas. Le propos initial est plus que bon, il veut présenter les travers américains et toute leur hypocrisie. Malheureusement, Riss fait dans la débauche gore et cul, qui n’apporte rien, voir qui déprécie ses critiques.

On retrouve un certain cynisme propre à « Idées noires », de Franquin, mais on est loin de la classe du créateur de Gaston Lagaffe. Cet album est crade, gore, et ça n’apporte vraiment rien.

 

Je suis relativement déçu, mais en même temps, ce doit être le premier album de Riss que je lis. Et cette lecture me fait dire que je n’en lirai pas beaucoup d’autres de lui. Je n’aime pas.

Par ailleurs, le format « cartonné souple » réservé à cet album par l’éditeur ne me convient pas du tout.

par Yaneck Chareyre publié dans : Franco-belge Autres Editeurs communauté : autour de la BD
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Lundi 7 avril 2008

 

 

 

Titre : Le Sommet des Dieux

Scénariste : Yumemakura Baku

Dessinateur : Jirô Taniguchi

Editeur : Dargaud

Collection : Made in Japan

 

 

En passant à la médiathèque, j’ai cherché à prendre de quoi écrire en ces lieux. Je m’étais un peu relâché, j’avais baissé le rythme, alors j’ai tenu à me rattraper.

Je suis tombé sur le premier tome du Sommet des dieux, alors je me suis lancé.

Pourquoi ? Pour Taniguchi. Et dans la foulée, je vais créer une catégorie sur ce blog pour rassembler ses œuvres, puisque fondamentalement, quand je parle manga, je parle de Taniguchi, en ce moment.

 

Le sommet des dieux, c’est une série consacrée au monde de l’alpinisme japonais. J’ai d’ailleurs été un peu déstabilisé par ce premier tome. Il commence de manière très intrigante, avec une expédition perdue sur l’Everest, dans les années 20. On a l’impression que quelque chose de pas naturel se passe. D’ailleurs, le narrateur retrouve un appareil photo venu de cette expédition, et on croit alors qu’il recèle quelque chose de secret… Mais le reste de ce premier tome ne nous éclaire pas sur ce point là. Il nous dépeint le personnage d’un alpiniste, Habu Jôji, un personnage secret, venu se perdre dans les montagnes népalaises. Ce premier tome lui est consacré, à son parcours, à ses exploits. Comme si Yumemakura Baku s’amusait avec nous, en nous mettant l’eau à la bouche, puis en déviant volontairement notre attention de l’objet de notre désir. C’est extrêmement frustrant, mais je dois dire que ça donne vraiment envie de lire la suite.

 

J’ai eu peur en lisant cet album. Je dois avouer que je suis phobique du vide. Me faire marcher au bord d’une falaise relève de la gageure. Et quand j’arrive à prendre un chemin proche d’un a-pic,  il me faut toute ma concentration pour ne pas paniquer.

Et je remercie Taniguchi de me faire ressentir cela au creux de mon lit…. Car forcément, qui dit alpinisme, dit hauteur, vide, parois vertigineuses… Qui dit aussi bivouac à flanc de falaise, dans une tente qui tient grâce à des pitons plantés dans la falaise. Rien que de l’écrire, je suis mal à l’aise… C’est vous dire à quel point Jirô Taniguchi est efficace et précis dans son trait. Ses montagnes sont réelles, elles sont menaçantes, elles me font peur.

 

 

Je vais me débrouiller pour trouver les tomes suivants. Une histoire pleine de mystère, un dessin que j’aime vraiment, deux bonnes raisons de continuer le Sommet des Dieux.

par Yaneck Chareyre publié dans : Jirô Taniguchi communauté : Fous de Bande-dessinée
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