Titre : Black Hole
Auteur : Charles Burns
Editeur VO : Pantheon Books
Editeur VF : Delcourt
Le comics américain, ce n’est pas seulement un ramassis de mecs body-buildés en collant de lycra qui se cognent avec vigueur. C’est largement cela, mais pas que.
De même que la bd Franco-belge connaît autant Lanfeust de Troy que les ouvrages de Fabrice Neaud, les comics sont aussi des ouvrages comme Black Hole. Du noir et blanc, une petite diffusion, et un thème à des kilomètres du thème du surhomme chère à Nietzsche.
Black Hole, c’est étrange, c’est déroutant. En toute sincérité, je ne sais pas tellement qu’en penser. L’histoire, c’est une épidémie étrange, démoniaque, qui touche des lycéens américains dans les années 70. C’est très sombre, très glaucque, très dérangeant.
Je m’interroge, mais je vois plutôt derrière cette histoire « ésotérique » une certaine parabole. A mon avis, cette maladie, c’est le SIDA.
Alors peut-être que certain vont me dire que je viens d’inventer l’eau tiède, mais je n’ai rien lu sur l’ouvrage de Charles Burns. Je l’ai pris car je le connaissais de nom et de réputation. Mais donc je pense y voir cette parabole. Une maladie qui touche les jeunes, qui se transmet sexuellement, qui peut avoir des conséquences physiques (l’amaigrissement dans le cas du SIDA), et dont on ne pouvait parler à personne, je trouve que ça colle assez bien.
Je trouve assez bien traitée cette maladie. On peut deviner des choses, mais le thème premier, c’est une maladie fantastique et maléfique. Rien de réel, rien de normal.
Ce n’est pas une bande dessinée facile d’accès. Elle méritera sans doute que je la relise.
C’est spécial, tentez donc votre chance…
D'ailleurs il me semble avoir fait un article sur le sujet...