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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 06:15



Titre: Batman Dark Knight

Auteur: Frank Miller

Editeur VF: Delcourt, Panini Comics

Editeur VO: DC Comics

 

 

Attention, c'est du très très lourd que je vous propose pour ce "mercredi classique". Une oeuvre de référence pour toute la bande dessinée américaine, qui marque une époque et mit fin à ce que l'on appelait "l'âge d'argent". Avec Dark Knight, vint l'époque des super-héros sombres, violents et amoraux.

 

Dark Knight, c'est un futur potentiel de Batman. Un futur dans lequel Bruce Wayne a donné à regret sa retrait à son alter-égo. Un futur où les super-héros ont été mis sous coupe étatique, avec Superman à leur tête. Mais cette Gotham City du futur crève sous la violence, et lorsqu'un gang appelé Gang des Mutants projette de mettre en coupe réglée la ville, Bruce finit par craquer et par reprendre du service. Mais son action est très vite décriée par toute sorte de gens. Super-héros, ou fachiste violent et psychopathe?

 

Frank Miller n'est pas un homme qui fait dans la demi mesure. Toute son oeuvre le montre. Et lorsqu'il veut extraire une des facettes de Batman, il y va jusqu'au bout.

Il pose d'excellentes question, mine de rien. Car Batman est un homme qui fait régner sa loi, sans se soucier de respecter celle des hommes. Il frappe, menace, emprisonne, pénètre des lieux privés, sans se soucier de respecter le Droit. En soi, dans la réalité, ce genre de personnage serait proprement inacceptable. Mais plus encore, Frank Miller pose la question de l'influence psychologique d'un tel personnage sur ses adversaires. Et si Batman était un aimant à névroses, un catalyseur et un amplificateur? Et si tous les tarés qu'il affronte, étaient créés par sa présence? Un point de vue qui sera largement développé par la suite, mais fort original dans les années 80, à la sortie du comic-book. En montrant notamment un Joker qui repète les plombs aux premières images du chevalier noir, après dix ans de catatonie, Miller tranche largement la question. Batman est un des catalyseur de ce qu'il combat. Mais pas le seul, et la lâcheté humaine est largement à l'honneur dans les pages de Dark Knight. Remède, mal, Frank Miller brouille les pistes.

 

Miller ne se prive pas de tapper aussi sur l'amérique de son époque. Pour rappel, nous sommes encore dans la Guerre Froide avec l'URSS, à la sortie du comics, et l'affrontement est-ouest est bien encore préent dans l'album. Le président américain, sinistre clown, fait largement penser à Reagan, et l'idéologie de la liberté cher aux américains en prend un gros coup.

 

C'est tout cela qui fait de Dark Knight une oeuvre proprement de référence. Aux côtés de Watchmen, de V pour Vendetta, cette oeuvre marquera largement les comics des années 80, 90, et peut-être encore de nos jours. A tel point que cette oeuvre sert encore de référence pour toute histoire ressemblant à un futur apocalyptique potentiel pour le moindre héros de comics, et que Christopher Nolan, réalisateur de Batman Begins et Batman The Dark Knight, a largement puisé ses idées dedans.

 

Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Comics - Communauté : autour de la BD
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /2009 06:41

 


Titre: V pour Vendetta

Scénariste: Alan Moore

Dessinateur: David Lloyd

Editeur VF: Delcourt

Editeur VO: DC Comics

 

 

Voici un album qui manquait en ces lieux. Prenons le temps de faire un peu d'histoire de la bd américaine.

Les années 80 sont considérées là-bas comme un tournant. La faute, principalement, à un homme, Alan Moore. Il va contribuer très largement au développement d'une ambiance extrêmement sombre et violente. Marvel n'avait pas craint d'aborder des thématiques "mâtures" dans Spider-Man (drogue, guerre du Viet Nam...), mais Alan Moore va utiliser la liberté donnée par l'éditeur DC Comics, au sein de son label Vertigo, pour réaliser de véritables oeuvres avec du fond. Ce sera Watchmen, ce sera From Hell, ce seraKilling Joke, et ce sera, V pour Vendetta.

 

Dans le cas présent, Alan Moore s'en prend à sa patrie de naissance, le Royaume-Uni. Il construit une uchronie, une angleterre fictive, dans laquelle une guerre terrible a permis la mise en place d'un régimle fasciste et totalitaire.  Les libertés, c'est fini. Homosexuel? Condamné!

Mais en ce cinq novembre, un homme se dresse contre cela. Il n'a pas de nom, il n'a pas de visage. Juste une initiale, V, juste un masque de théâtre comme identité. Il va s'attaquer à tous les symboles du régime, et les faire tomber un à un. Pour mener une révolution? Non, pour mener une Vendetta. Sur son chemin, il va trouver une pauvre fille, orpheline depuis que ses parents ont été tués par le régime. Il va lui sauver la vie, et elle va suivre sa voie.

 

C'est une oeuvre extrêmement forte, traitant de la liberté, de la résistance, et de la vengeance.

V est-il un héros? En tous cas, pour lui, la fin justifie les moyens, et Evey payera pour voir cela. Seule compte sa vengeance, seule compte la chute du régime. Il est anarchiste. Et le vent qu'il représente va tou faire trembler.

C'est assez difficile de parler du contenu de cette oeuvre sans verser dans l'analyse politique. Mais c'est justement ce qui fait l'intérêt de cette oeuvre. Elle nous ammène à réfléchir sur comment on peut abandonner sa liberté, sur comment on peut s'en priver simplement pour trouver un confort et une sécurité. Et dans le même temps, elle nous pousse à nous demander ce qui peut être acceptable pour sortir de cette situation. La fin justifie-t-elle les moyens comme le pense V?

Aujourd'hui encore, ce propos garde toute sa pertinence. Et si nous ne sommes pas une dictature, et si nous ne sommes pas l'Angleterre, il y a des choses à retenir dans V pour Vendetta. Même vingt ans après.

 

C'est sans doute ce qui montre la grandeur d'une oeuvre telle que celle-ci.

Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Comics - Communauté : autour de la BD
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Dimanche 16 août 2009 7 16 /08 /2009 06:49

300



Titre: 300

Auteur: Frank Miller

Editeur VF: Rackam

Editeur VO: Dark Horse Comics

 

 

Frank Miller est un auteur de référence, dans le monde du comic-book, et son dernier grand succès en date ne fait pas défaut. Il a su mettre en image à merveille une version fantastique de la bataille des Thermopyles, qui voit trois cent spartiates (et d'autres soldats grecs), affronter la puissante armée de Xerxes le roi de Perse.

Voilà une oeuvre qui fait honneur à Sparte et à sa philosophie. Alors oui, c'est forcément trè viril, plein de testostérone et d'honneur, mais en même temps, les Athéniens ont gagné et ont laissé une trace plus mémorable dans cet affrontement entre cités grecques. C'est violent, aussi, extrêmement. C'est la guerre.

 

En fait, je me sens très embêté. Parce que pour une fois, je pense que le film tiré de l'oeuvre est bien mieux que la bd. Je m'explique.

Zack Snyder respecte complètement le comic book originel, mais il y apporte plusieurs choses qui changent tout. Du son, du mouvement. Et lorsque l'on voit l'intensité mis par le réalisateur dans ses scènes, je trouve moi le comic book nettement moins grandiose.

Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Comics - Communauté : autour de la BD
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /2009 15:57


Série: Iron Fist
Tome: 2
Titre: Les sept Capitales Célestes (1)
Scénaristes: Ed Brubaker, Matt Fraction
Dessinateurs: David Aja, Travel Foreman, Dan Brereton, Jelena Kevic Djurdjevic, Leandro Fernandez, Khari Evans, Howard Chaykin, Roy Allan Martinez, Scott Koblish, Kano
Editeur VF: Panini Comics
Collection VF: 100% Marvel
Editeur VO: Marvel

Second volume de la dernière série en date consacrée à Iron Fist, et poursuite de l'intrigue liée aux origines d'Iron Fist, Danny Rand. C'est d'ailleurs un gros point fort de cette série, le scénario. Brubaker et Fraction parviennent à rendre le personnage d'Iron Fist extrêmement intérssant, en jouant à fond sur le background du personnage.
Danny Rand doit participer au tournoi des sept Capitales Célestes, car il est l'arme de K'un-Lun forgée en prévision de cet évènement. De ces combat, se décidera quelle cité pourra rester en lien avec la Terre. K'un-Lun avait gagné les deux précédentes fois. Mais que fait l'Hydra, dans le même temps, à construire un train dans les montagnes avoisinantes de K'un-Lun?

Belle réussite, car les deux auteurs ont réussi à dépasser l'ambiance "collant moulant et karaté", pour nous proposer une intrigue mystique fort intéressante. Pas toujours facile de suivre, car régulièrement, un épisode met un gros plan sur un Iron Fist du passé, d'autant que ces épisodes là ne sont pas réalisés par Aja, alors ça rend les choses parfois un peu confuses.
C'est d'ailleurs un des seuls reproche que je ferai à cet album. Tous les épisodes ne sont pas réalisés par David Aja, et quand on voit le talent de ce dessinateur, on peut crier au scandale.

Mais pour les amateurs des héros Marvel, je le dis, Iron Fist reste une série Must have en ce moment.
Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Comics - Communauté : autour de la BD
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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /2009 06:10


Titre: Secret Invasion 1
Collection: Marvel Monster
Editeur VF: Panini Comics
Editeur VO: Marvel Comics
Séries publiées: Miss Marvel vol.2 #25-30/ Black Panther Vol.4 #39-41/ New warriors Vol.4 #14-15
Scénaristes: Brian Reed/ Jason Aaron/ Kevin Grievoux
Dessinateurs: Adriana Melo, Ron Frenz, André Coelho, Paulo Siqueira/Jefte Palo/Koi Turnbull


Panini Comics fait en sorte de nous proposer un nombre d'épisodes liés à Secret Invasion assez conséquent. C'est d'une certaine façon l'intérêt des Monster, beaucoup de pages, un papier moyen, et un prix somme toute important (27€), qui procure une meilleur rentabilité que les magazines. Ce qui nous permet d'avoir des séries qui n'ont pas fonctionné en kiosque (et là, on apprend que New Warriors n'a pas fonctionné, dommage).

Pas facile de suivre Miss Marvel. On sent qu'il y a vraiment tout un univers qui s'est construit autour du personnage, et faute d'avoir lu les épisodes précédents, ce n'est pas très clair, surtout quand le propos est justement d'avoir des métamorphes infiltrées qui copient les apparences des membres du casting. Ceci dit, au moins, on découvre à quel point Miss Marvel est une bourrine, et la dernière image laisse pas mal de questions en suspens, ce qui est bien édité de la part de Panini. J'allais oublier, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à relire Adriana Melo, que j'avais lu il y a fort longtemps que les Quatre Fantastiques. Elle a vraiment bien progressé.

Ma préférence va assurément à Black Panther, personnage assez charismatique de l'univers Marvel. Les Skrulls veulent envahir le Wakanda, pays de la Panthère Noire, et ils ont tort. T'Challa va le leur faire payer chèrement.
Malgré une ambiance (des couleurs) assez sombres, c'est une excellente histoire, pleine de rebondissement, et tout à fait crédible vis à vis de ce que doit être le Wakanda dans l'univers Marvel. J'adore, tout simplement. Je recommande.

Bon, à la trappe les épisodes des New Warriors, publiés après le magazine vf, et ne concernant pas Secret Invasion. C'est fort dommage, d'autant que ces épisodes là, voyant New-New Warriors, et Old-New warriors, s'affronter, puis faire équipe (trame d'une banalité affligeante), n'ont que peu d'intérêt.



Au final, un Monster assez inégal, comme vous pouvez le constater.
Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Comics - Communauté : autour de la BD
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /2009 06:31


Série: Y le dernier homme
Tome: 2
Titre: Un petit coin de paradis
Scénariste: Brian K. Vaughan
Dessinateur: Pia Guerra
Editeur VF: Panini
Editeur VO: DC
Label VO: Vertigo



Panini poursuit sa politique de réédition des premiers tome de cette série publiée initialement par feu SEMIC.
Yorick Brown, l'aggent 355, et le docteur Mann poursuivent leur chemin vers la Californie, afin de trouver laboratoire du docteur, et un éventuel début d'explication à la disparition des hommes, et à la présence du seul Yorick. Sur leur chemin, ils vont trouver une petite communauté de femmes qui pour une fois ne vont pas chercher à faire la peau au dernier homme. Mais Hero, sa soeur, et les filles des amazones, entendent bien, elles, avoir la tête de l'ultime mâle de la planète.

Cette série continue d'être vraiment très intéressante. Mine de rien, Vaughan se paye une belle critique de la société américaine, et de ses travers. Mais il n'oublie pas aussi de montrer combien le fanatisme et l'embrigadement peut amener aux pires situations. Autrement dit, Vaughan se sent particulièrement à l'aise dans le post-apocalyptique. Et ça tombe bien, car j'accroche vraiment à ces atmosphères. Et comme Vaughan essaye de ne pas être caricatural dans ses personnages, de montrer tout un panel de femmes, lâches, courageuses, perdues, amoureuses, cela donne un album vraiment excellent, que je ne peux que recommander.
Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Comics - Communauté : autour de la BD
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 06:57


Titre: Fax de Sarajevo- correspondance de guerre
Auteur: Joe Kubert
Editeur VF: Vertige Graphic
Editeur VO: Strip Art Features


Oui, je vais vous parler encore de bande dessinée américaine, ça fait presque semaine à thème. Mais très sincèrement, cet album là mérite que l'on se penche dessus. Le lire a été parfois difficile, et lorsque je l'ai terminé, une grosse émotion était encore présente en moi.
Fax de Sarajevo raconte une histoire vraie. Celle de l'amitié entre Joe Kubert, célèbre auteur américain, une référence dans le milieu des comic-book, et Ervin Rustemagic, auteur Yougoslave. Une amitié, qui a vu advenir la guerre de Yougoslavie, et les massacres organisés par les serbes de Milosevic à l'encontre des bosniaques. Ervin Rustemagic était à Sarajevo lorsque le conflit a éclaté, avec sa famille. Il aura réussi à garder le contact par fax avec ses amis (Joe Kubert, Hugo Pratt et Hermann, pour en citer les plus célèbres dans le monde de la bd) pendant toute la durée de la guerre.
C'est cette histoire là que raconte Fax de Sarajevo. L'histoire d'un génocide, l'histoire d'une guerre, menée dans l'indifférence de la communauté internationale. Joe Kubert n'a que peu romancé les aventures qu'il fait vivre à ses personnages, Ervin et sa famille. Malheureusement, d'une certaine façon. Toute l'horreur de la guerre, ils l'ont vécue, ou y ont été confrontés. Les massacres, les viols collectifs pour procréer de bons petits serbes, les tank qui viennent raser les villes... Encore une fois, en 1945, on avait dit "plus jamais ça", et sur les cendres de la Société des Nations, nous avons reconstruit l'Organisation des Nations Unies. Qui n'a rien empêchée elle-non plus. Rappelons que les Casques-Bleus étaient présents en Yougoslavie à cette époque. Et qu'ils n'ont presque rien fait. Passifs, ils ont regardé les bosniaques se faire massacrer. En attendant les ordres...

Fax de Sarajevo fait partie des oeuvres mémorables, qui hissent la bande dessinée au delà de ce qu'elle est, qui en fait les lettres de noblesses. A côté d'un Eisner, à côté d'un Mauss, nous avons Joe Kubert.
Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Comics - Communauté : autour de la BD
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 14:50



Titre: Death at Koten
Scénariste: Shawn Carman
Dessinateur: YJL of Imaginary FS
Editeur: AEG Entertainment


Voici une bd que vous ne trouverez pas en librairie. Ce, pour deux raisons, d'abord parce que c'est un comic book américain, et que par ailleurs, il est édité dans le cadre d'un jeu de Cartes à Collectionner, Legend of the Five Rings.
L'éditeur AEG a souhaité produire une série de cartes, qui se verrait accompagnée d'un comic book racontant une histoire en lien avec ces cartes. D'ailleurs, toutes les illustrations de la série sont issuées de la bd elle-même.
Jouant à ce jeu, j'ai décidé de soutenir une bonne initiative, et je suis donc entré en possession de ces cartes et de cette bd.

Death at Koten commence par la mort de l'ancien Daimyo Hida Kisada.
Là, je commence, et vous êtes déjà paumé. Désolé. Les amateurs suivront. C'est dimanche, normalement c'est repos, ben ce sera nébuleux en fait. lol
Death at Koten semble explorer les conséquences de la mort du dit Hida Kisada, à travers les aventures d'un magistrat, Seppun Tashime. Je dis semble, car en toute sincérité, l'histoire est assez peu claire. Difficile de voir quel est le véritable lien entre la mort de la Fortune de la Persistence, et les aventures du magistrat. En dehors du personnage de Yogo Kazunori, je vois mal.
De plus, Shawn Carman avait un cahier des charges assez complexe, qu'il a, me semble-t-il, mal géré. La bd venant illustrer les cartes, il fallait des personnages intervenant pour toutes les factions jouées dans le jeu. Sauf qu'au lieu de les rassembler toutes en un lieu commun, Shawn Carman a décidé de faire voyager son personnage principal à travers tout l'Empire. Certes, cela permet de bien visualiser les ambiances propres à chaque clans, mais pour ceux qui ne sont pas des néophytes, et plus encore, pour les joueurs du Jeu de rôle éponyme, cela donne une histoire assez ridicule. Rokugan est un empire faisant plusieurs milliers de kilomètres d'un bout à l'autre, et le magistrat le traverse tranquillement à dos de mûle. C'est pas crédible du tout.
L'histoire reste assez agréable à lire, si on se place en mode geek, fan de l'univers. Les néophytes y trouveront leur compte.

Mais assurément, ce n'est pas un essai transformé. A refaire.
Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Comics - Communauté : autour de la BD
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /2009 06:02


Titre: Dark Reign Hawkeye #1
Scénariste: Andy Diggle
Dessinateur: Tom Raney
Encreur: Scott Hanna
Coloriste: GURU E-FX
Editeur: Marvel Comics


Pour une fois, je vais vous proposer un comics vo, et pour une fois, un comics fascicule. Le pur matériel original, publié par Marvel Comics.
Attention, les spoilers sont là, alors si vous ne voulez pas savoir ce qu'est Dark Reign chez Marvel, passez votre chemin.





Donc, Secret Invasion s'est terminée, et une nouvelle ère a commencée dans l'univers Marvel.
Osborn a rassemblé ses propres Vengeurs, et une nouvelle duperie a commencé. Il a remplacé certains Vengeurs historiques par d'autres personnes.
Dans le cas présent, ne pensez pas trouver Clint Barton sous le masque de Hawkeye.
C'est le Tireur qui a pris sa place. Le tueur fou, ennemi de Daredevil et Elektra. Celui-là même. Et donc justement, cette mini-série nous montre comment cette tromperie est prise par le super-vilain. Attendez vous à des réactions bien timbrées, car après tout, c'est un véritable tueur psychopathe. J'aime beaucoup.
Une histoire bien barrée, et un dessinateur tout en rondeur, qui rend la lecture très agréable.

Voilà une bonen réussite que j'espère bien voir publiée en Français.
Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Comics - Communauté : autour de la BD
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /2009 06:26



Aujourd'hui, chronique spécialement dédiée à la revue Secret Invasion n°4, publiée par Panini. L'occasion d'un coup de gueule à l'égard de Brian Michael Bendis, le scénariste de cette mini-série.

Ce quatrième numéro est tout simplement INDIGENT. Inintéressant, pauvre en intrigues, et en intérêt. En 24 pages, il parvient juste à ranimer Tony Stark, à amener dans la bataille le commando de Nick Fury, et c'est à peu près tout.
La vacuité de cet épisode est hallucinante. C'est un épisode du plus mauvais goût, qui n'apporte rien du tout à la lecture. J'ai pour ma part eu l'impression de jeter à la poubelle mes 4€. Panini n'y est strictement pour rien, et je ne leur jetterai pas la pierre. Mais Marvel y est pour quelque chose. Il y a un éditeur, plusieurs même, qui chapeautent la sortie de ces numéros. Il aurait été de leur devoir de signaler à Bendis que ses grand plaisirs, à savoir de faire se dérouler peu de temps en beaucoup de pages, atteignait là les limites du raisonnable. Un auteur, fût-il aussi apprécié que Bendis, peut aussi se planter, et c'est bien le cas avec cet épisode. Grosse défaillance chez l'éditeur américain.
Espérons que le numéro 5 saura relever la sauce.

Pitoyable.
Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Comics - Communauté : autour de la BD
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