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Lundi 30 juin 2008



Dessinateur de comic books âgé de 37 ans, Michael Turner est mort ce samedi des suites d'un cancer des os.
Il luttait depuis longtemps contre la maladie, et avait même du un temps restreindre sérieusement ses activités professionnelles.
Il était depuis quelques années le fondateur d'Aspen Comics, sa propre maison d'édition, qui publiait ses créations, Fathom, Soulfire, entre autre.

Turner était un artiste controversé, ces derniers temps. Beaucoup de reproches concernaient largement ses libertés avec les proportions, surtout en ce qui concernait les femmes.
Je dois avouer que j'ai beaucoup aimé cet auteur, lorsqu'il a lancé la série Fathom voilà presque une dizaine d'années. J'étais emballé par son style, par les couleurs apportées, qui étaient fantastiques. Il me faut reconnaître que son style a évolué avec les ans, mais cette évolution ne m'emballait pas, et je rejoins volontier les critiques faites à son encontre.

Mais voilà un petit panachage de ses dessins, afin de lui rendre tout de même hommage.


























par Yaneck Chareyre publié dans : Comics communauté : autour de la BD
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Lundi 23 juin 2008


Titre : Batman guerre au crime

Scénariste : Paul Dini

Dessinateur : Alex Ross

Editeur VO : DC Comics

Editeur VF : Soleil

 

 

Second opus sur les quatre albums consacrés aux grandes icônes de DC Comics.

Un album moins éclatant que le premier, mais à juste raison, c’est Batman qui est le sujet de ce tome-là.

 

Batman a toujours été un héros plus urbain que la plupart de ses confrères DC. En toute logique, puisqu’il est question dans ces albums d’en dresser les portraits iconiques, c’est dans les rues de Gotham que nous retrouvons l’homme chauve-souris. Mais point de méchant super-vilain, comme c’était d’ailleurs le cas dans Superman Paix sur Terre.

Batman combat le crime, dans un quartier en dépérissement de Gotham City. Il y croise surtout un jeune garçon, dont les parents sont tués par des criminels. Comme ce fût le cas pour Bruce. Et cet enfant, il va le recroiser, à diverses reprises.

 

Ce que cet album montre, c’est que Bruce Wayne est autant un déguisement que le costume de Batman. Dini s’amuse particulièrement avec cela, mais Bruce ne fait que prendre des informations dans la grande société, utiles aux combats de Batman.

Et c’est dans ce milieu que Bruce va se découvrir l’envie de s’intéresser à l’un des quartiers de Gotham, Bayside. On lui propose un projet qui consistera à tout raser pour remplacer les immeubles miteux par des résidences de luxe. Et ça ne convient pas à Bruce. Il va donc s’appliquer, en tant que Batman, à semer la peur chez les truands, afin qu’ils se détournent du quartier. Et comme Bruce, il va y investir de l’argent pour que l’activité économique reprenne, et que les opportunités d’avenir cessent de se limiter à la vente de drogue.

 

Ce que je trouve intéressant, dans cet album, c’est la lecture politique du personnage. Le but étant de rendre ces personnages crédibles dans notre réalité, la politique entre forcément en ligne de compte.

On est bien entendu dans le pur modèle américain. Un homme seul peut parvenir à changer les choses. Classique. Mais en même temps, Bruce Wayne a ici des considérations assez peu habituelles pour les Etats-Unis. Il ne réfléchit pas qu’en terme de bénéfices financiers, il a une vue plus globale, quant au traitement de la misère. Il n’est pas de gauche, bien entendu, Bruce Wayne reste un grand patron. Non, c’est plus une vision paternaliste du patronat qui est visible. Il sait, il a les moyens, alors le patron protège et dispense le bonheur.

 

Si je ne suis pas d’accord avec ce point de vue là, j’aime beaucoup cet album, justement parce qu’il y a aussi cette petite réflexion politique.

Vous avais-je dis à quel point j’aimais le dessinateur Alex Ross ? Il est grandiose, comme toujours.

par Yaneck Chareyre publié dans : Comics communauté : autour de la BD
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Mardi 17 juin 2008

 

 

Titre : Superman Paix sur Terre

Scénariste : Paul Dini

Dessinateur/ Peintre : Alex Ross

Editeur VO : DC Comics

Editeur VF : Soleil

 

 

Premier de quatre albums consacrés aux grandes légendes de l’univers DC par Paul Dini (le créateur du dessin animé Batman des années 90) et Alex Ross. Ces albums ont une particularité forte, celle d’ancrer ces héros iconiques dans notre réalité. Le regard porté par les auteurs, plonge ces demi-dieux (voir ces dieux) dans le concret de notre monde.

Avec Superman, c’est la question de la faim dans le monde qui est abordée.

 

Si l’on fait un peu attention, on réalise que les pouvoirs de Superman devraient lui permettre de faire de grandes choses. Un ami à moi dit régulièrement combien pour lui Superman devrait être l’objet d’un culte dans l’univers DC, vu sa stature et ses pouvoirs avérés, eux.

Ainsi donc, un jour, peu avant Noël, Superman réalise que le monde a faim, et qu’il aurait sans doute les moyens de résoudre ça. Il se lance dans l’aventure, et traverse le monde pour distribuer plus équitablement les ressources. Ce que j’aime avec ces albums, ce sont les petits détails concrets disséminés. Par exemple, un dictateur refusera que Superman nourrisse sa population, puisque son but est de la maintenir sous coupe. Il se pourra même que l’usage soit fait de la force. Certaines populations brimées n’oseront pas approcher Superman, pétrifiés de peur. Des réactions normales, mais que le comics a tendance à ne pas trop aborder.

 

On a là un album plein de bonne morale. Ce sont des icônes, ne l’oublions pas. En l’occurrence, Superman ne solutionnera pas la faim dans le monde, même lui ne peut y parvenir. Forcément, la célèbre phrase attribuée à Jésus arrive : « donne à manger à un homme, il mangera un jour, apprends lui à pécher, il mangera toute sa vie ». C’est très américains, mais de temps en temps, un peu de bons sentiments gnangnan ça ne fait pas de mal.

 

Surtout que tout ceci est mis en image par l’immense Alex Ross, dont les peintures, à mon sens, sont celles qui mettent le mieux en exergue la qualité mythique de certains personnages DC. On a un sentiment de puissance, de grandeur, lorsque l’on regarde son Superman, qui est l’un des éléments qui concourre à ancrer le personnage dans la réalité.

par Yaneck Chareyre publié dans : Comics communauté : autour de la BD
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Vendredi 13 juin 2008


Titre : Le Complot- L’Histoire Secrète des Protocoles des Sages de Sion

Auteur : Will Eisner

Editeur VO : W. W. Norton and Compagny, inc

Editeur VF: Grasset

Introduction: Umberto Ecco

 

 

Il y a des oeuvres de bande dessinée qui révolutionnent cet art, et qui on tune vocation beaucoup plus large que les “petits mickeys” de la caricature. Maus, d’Art Spielgemann, en était le plus brillant exemple. Le Complot est dans cette veine, et la qualité est au rendez-vous. En même temps, Will Eisner est une légende vivante. C’est lui qui révolutionna l’art graphique aux Etats-Unis dans les années 30, et de son vivant, une récompense portant son nom a été attribué comme « oscars » de la bande dessinée.

 

Will Eisner est d’origine juive, comme son nom le laisse penser. Et dans sa culture, il restait une tâche sombre, parmi d’autres, qu’il avait désir d’effacer, Les Protocoles des Sages de Sion. Ce livre, publié à la fin du 19e siècle, raconte comment une réunion des plus puissants juifs du monde, a mis en place une conspiration pour prendre le pouvoir mondial.

Ce livre sert depuis lors aux anti-sémites de tous poils, pour justifier leur haine imbécile.

Sauf que ce livre est un faux, et que la chose est sue depuis un moment maintenant. Et pourtant, Les Protocoles continuent de se vendre sous le manteau dans les bonnes librairies anti-sémites partout à travers le monde, déversant leur message trafiqué et haineux.

Alors Will Esiner a eu le désir de rendre plus accessibles les différents rapports écrits sur la question, travaux universitaires que le plus grand nombre ne saurait parcourir. Eisner connaît la force de son art, et l’audience de la bande dessinée. Moins grande que le cinéma, mais avec une plus grande liberté, et la possibilité de toucher un grand nombre tout de même.

 

L’ouvrage suit donc le parcours des hommes qui ont contribué à la naissance de ce faux. Maurice Joly, d’abord. Il est français, satiriste, et attaque violemment dans ses livres le pouvoir de Louis Napoléon Bonaparte, Napoléon III. L’un d’eux se nomme « Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu ». C’est une satire du règne de l’Empereur. Un ouvrage presque méconnu, dont l’auteur se suicidera.

Et puis vient Matthieu Golovinsky, un petit noble désargenté, qui, pour se faire bien voir, écrira n’importe quoi pour la propagande tsariste, du moment que ça dénonce les juifs. Il sera exilé en France, en disgrâce, mais c’est pourtant à lui que certains éléments comploteurs en Russie, s’adresseront pour qu’ils rédigent un faux document faisant état d’un complot mondial des juifs. Golovinsky va plagier l’ouvrage de Maurice Joly, changeant les textes pour qu’ils collent à la commande. L’ouvrage deviendra une référence pour les anti-sémites.

Et les différentes preuves du faux, à partir de 1921, ne parviendront pas à inscrire durablement ceci dans les esprits. Les anti-sémites réfutent le faux, prouvé bien entendu par des experts… aux soldes de la juiverie internationale. Argument imparable, malhonnête intellectuellement, mais qui permet à l’ouvrage de perdurer.

 

Le travail de Will Eisner est quelque chose que l’on doit mettre en avant. Il démonte les protocoles de manière simple, compréhensible, et ne laissant pas place au doute.

Tout un chacun devrait le lire, afin que l’idée que Les Protocoles est un faux, soit semée dans tous les esprits.

Après, les anti-sémites répondront que Eisner est juif, et donc qu’il ment. Mais à un moment donné, il n’y a rien à faire contre l’idiotie des adultes.

 

A part éduqué les enfants au respect, à la tolérance, et à l’intelligence.

par Yaneck Chareyre publié dans : Comics communauté : autour de la BD
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Mercredi 4 juin 2008



Episodes : Amazing Spider-Man #544/ Friendly Neighborhood Spider-Man #24/ Sensational Spider-Man #41/ Amazing Spider-Man #545

Scénaristes: Joe Quesada/ Joe Michael Straczynski

 

 

ATTENTION, ARTICLE CONTENANT DES INFORMATIONS PRECISES SUR LE CONTENU DE L’HISTOIRE.

 

 

 

Je ne vais pas vous parler aujourd’hui d’un album en particulier, ou d’un magazine. Je vais vous parler comics, et donc, je vais vous parler de ce que l’on appelle un « story-arc », une histoire, pourrait-on dire simplement. Un évènement en tous cas.

L’éditeur américain Marvel Comics a le vent en poupe en ce moment. Il a su proposer aux lecteurs différentes histoires impliquant l’ensemble de son univers, des histoires montrant qu’une certaine réflexion avait eu lieu en amont pour livrer des écrits de qualité. Le principal, est sans doute Civil War, qui a vu les héros, les « gentils » s’affronter en deux camps, autour d’une loi faisant des super-héros des agents gouvernementaux. Dans ce cadre, Marvel a bien utilisé son personnage phare, Spider-Man, et l’a placé au cœur des intrigues. Il a révélé son identité au grand publique, a suivi le camp pro-enregistrement, puis a basculé dans le camps des rebelles, faisant de lui un hors la loi. Et en conclusion de cela, sa célèbre Tante May prend une balle dans le corps, et se retrouve au bord de la mort.

Les amateurs de la série comics diront que ça fait la deuxième fois en 10 ans, et qu’à lâge de la vieille, elle pourrait clamser sans nous prendre la tête.

 

Hé bien non…. Ce n’est pas le but de Joe Quesada, le rédacteur en chef de Marvel.

Joe Quesada a depuis longtemps une cible, dans l’univers Spider-Man, c’est le mariage entre Peter et Mary-Jane. Pour lui, cela empêche un public jeune de s’identifier à Peter. Vous comprenez, il est adulte, il est marié, et en plus à un top-model. Pas bon ça coco…

Joe Quesada a donc vu, dans le « coma » de Tante May, un moyen de se débarrasser du mariage de Peter. Les amateurs que je présentais tout à l’heure, pourraient me dire que ça avait été fait il y a moins de 5 ans, et qu’on avait cru MJ morte dans l’explosion d’un avion, et ce pendant plusieurs mois. Oui, je sais, je sais, mais Quesada, lui, il s’en fout.

Alors, attention, Quesada a des idées pour arriver à ses fins. Strascynski aussi, lui qui est le scénariste principal depuis plusieurs années sur ce personnage. C’est d’ailleurs lui qui est crédité, en tant que scénariste de One More Day. Mais c’est uniquement du à la pression de Quesada, qui a refusé d’enlever son nom des couvertures. Ambiance…

 

Ainsi donc, voilà ce qui a été décidé. Puisqu’il faut en finir avec ce mariage, que Peter ne peut quand même pas divorcer (oh non, voyons, que penseraient les lecteurs américains d’un comportement aussi amoral voyons ?), et que le coup de la mort a déjà été tenté, il ne reste plus qu’une chose, faire disparaître le mariage de la réalité…

Ah ah !! On tient quelque chose. Parce que dans l’univers Marvel, agir sur la réalité, ce n’est pas bien compliqué. Le Cube cosmique, la Gemme de la Réalité, James Braddock, Loki, on a le choix. Ainsi donc, Quesada va proposer l’intervention de Méphisto, le diable lui-même.

Car Méphisto trouve que le mariage de Peter et Mary Jane est un symbole exaspérant qui va à l’encontre de sa noirceur. Que sa force est trop belle, trop proche de Dieu, il veut donc la peau du mariage (Quesada serait-il en fait Méphisto ? Hum, faut creuser la chose…) Il va donc faire une proposition indécente, c’est le diable tout de même, à savoir, la vie de Tante May, contre le mariage de Peter et MJ. Et c’est donc la vieille peau qui sera choisie, bah oui, c’est quand même Quesada qui est le boss.

Ainsi donc, Le Diable, himself, n’a que ça à foutre, de se payer le mariage d’un super-héros de rang même pas cosmique, avec une mannequin ? En plus, ce que Quesada met en exergue, c’est la qualité, la solidité du couple Peter/MJ. Mais des couples qui traversent des expériences horribles, cruelles, et qui ensemble parviennent à s’en sortir, y’a pas besoin d’aller chercher chez les super-héros pour en trouver. Des parents qui perdent leur enfant, ça suffit. Mais non, le Diable, il a décidé, c’est Peter qu’il veut faire chier. Notons que jusque là, Méphisto s’en prenais plutôt au Surfeur d’Argent, son ennemi de longtemps, le symbole éclatant de la pureté. Et là, en fait, bah non, il se penche sur Peter Parker. Crédible non ?

 

Ainsi donc, le mariage est effacé de la réalité, la révélation de la véritable identité de Peter aussi, du même coup (whoua, double effet kiss cool le Deus ex-machina), et en plus, on assiste au retour incompréhensible de Harry Osborn, le vieil ami de Peter, mort de l’utilisation du sérum du Super-Bouffon. Ah non, il n’est plus mort, dans cette nouvelle réalité, il était juste parti en voyage en Europe… Euh…. Euh…

 

Pour être honnête, je pense que c’est là la première grosse erreur de Joe Quesada à son poste. Cet homme qui a vraiment su redonner un souffle génial aux productions Marvel, vient de planter son personnage, avec une explication du plus ridicule.

Pour ma part, je pense donc boycotter rapidement la magazine français. Panini n’y est pour rien, mais je ne pense pas cautionner un tel choix éditorial. Un tel n’importe quoi.

par Yaneck Chareyre publié dans : Comics communauté : autour de la BD
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Mardi 27 mai 2008


 

 

Titre: Les Invisibles: Say you want a revolution

Scénariste: Grant Morrison

Dessinateurs: Steve Yeowell/ Jill Thompson/ Dennis Cramer

Editeur VO: DC Comics

Collection: Vertigo

Editeur VF: Pannini Comics

Collection : Vertigo Big Book

 

Il est rare que je m’interroge sur l’intérêt d’une lecture. D’autant plus quand je me fais offrir explicitement un album de bd. Certaines parviennent seulement à provoquer une petite distraction chez moi, dans le pire des cas. Mais en écrivant cette chronique, le sens des Invisibles de Grant Morrison est encore un mystère pour moi. Je tente de trouver en moi quelque chose d’intéressant, mais en vain.

 

Ce bouquin est un gigantesque foutoir. En plusieurs centaines de pages, on ne sait pas qui sont vraiment les Invisibles, quels sont leurs buts, et qui ils combattent. Le recrutement d’un gamin, qui prend une bonne partie des épisodes, n’a pas non plus de sens apparent. Et c’est dommage parce qu’il y a de bonnes idées, présentées au fil de cet album, mais qui ne sont pas exploitées. Je pense par exemple du statut d’organisme vivant donné aux villes, représentées comme une maladie gigantesque. On en parle un moment, pour ne plus y faire référence ensuite.

 

Certains, peut-être, diront que Morrison sait perdre son lecteur, qu’il a produit une œuvre déroutante et moderne… Branlette de cerveau oui ! Morrison casse tout, balance des grands coups de pieds dans la gueule de la morale et puis rien. Morrison fait penser dans cette œuvre à ces nihilistes, qui cassent tout, sans rien reconstruire après. Quel intérêt ? Bousculer les valeurs morales, c’est une nécessité, mais il faut proposer quelque chose derrière. Casser pour casser, quel intérêt ? Morrison nous ramène le marquis de Sade, dans cet album, mais pour quoi faire ? Quel autre intérêt que celui de mettre en image l’une des histoires liées à ce personnage ? C’est de la provoc gratuite, qui n’a aucun sens et qui ne mérite pas que l’on s’y attarde.

 

Les Invisibles sont censés être une œuvre de référence, symbole d’une maturité du comic book. Pour ma part, je n’y trouve rien d’intéressant. Il semble que cette œuvre soit volontairement anarchiste. C’est peut-être pour cela que je ne l’apprécie pas.

Trop souvent j’ai vu des anarchistes, petits bourgeois en mal de rébellion. Qui cassent tout, et ne reconstruisent rien. Une plaie.

par Yaneck Chareyre publié dans : Comics communauté : autour de la BD
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Jeudi 15 mai 2008


Titre : Iron Man Le diable en bouteille

Scénariste : David Michelinie/ Bob Layton

Dessin : John Romita Jr/ Carmine Infantino

Editeur VO : Marvel Comics

Editeur VF : Panini Comics

Collection : Best of Marvel

 

Sortie du film Iron Man oblige (vous pouvez en lire ma critique ici), les éditeurs de comics VO et VF nous ont largement abreuvé de tête de fer pendant le mois d’avril. J’ai donc bien profité de la chose moi aussi, en me faisant offrir pour mon anniversaire l’un des albums publié pour l’occasion.

Le Diable en bouteille couvre les épisodes 120 à 128 de la première série Iron Man. Une série publiée en 1979, à une époque où je n’étais même pas encore une lueur lubrique dans l’œil de mon père. Mais il faut bien dire que cette histoire d’Iron Man avait fait beaucoup de bruit, jusqu’à aujourd’hui encore.  Comme je n’aimerai pas mourir idiot, je me suis décidé à le lire.

 

Ces épisodes contiennent deux histoires qui se jouent en parallèle. Nous avons la rencontre entre Tony Stark et son nouvel ennemi, Justin Hammer, un riche industriel adepte des super-vilains comme hommes de main. Mais nous avons surtout la lutte de Tony Stark contre l’alcool. Car Stark est alcoolique, et le propose de cet album est de lui faire accepter.

 

D’une certaine manière, nous avons là ce qui fait l’essence même des personnages Marvel. Ils ont beau être forts, riches, puissants, ils sont aussi dotés de grandes faiblesses. C’est dans cet esprit là que les personnages des années 60 ont été créés, et David Michelinie et Bob Layton entrent bien dans cet état d’esprit là.

Une fois lu, c’est vrai que l’alcoolisme est traité de manière fort intéressante. C’est une toile de fond, que l’on découvre oppressante pour le personnage. D’autant que rouler bourré, c’est pas génial, mais voler bourré dans un costume de super-héros, c’est encore moins une bonne idée.

 

Ceux qui ont envie de découvrir Iron Man à la suite du film peuvent commencer avec cet album. Il faut savoir qu’un deuxième film est en préparation, et que Jon Favreau, son réalisateur, envisage sérieusement de se baser sur « Démon dans la bouteille » pour ce second opus.


par Yaneck Chareyre publié dans : Comics communauté : autour de la BD
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Samedi 3 mai 2008


Titre : Black Hole

Auteur : Charles Burns

Editeur VO : Pantheon Books

Editeur VF : Delcourt

 

 

Le comics américain, ce n’est pas seulement un ramassis de mecs body-buildés en collant de lycra qui se cognent avec vigueur. C’est largement cela, mais pas que.

De même que la bd Franco-belge connaît autant Lanfeust de Troy que les ouvrages de Fabrice Neaud, les comics sont aussi des ouvrages comme Black Hole. Du noir et blanc, une petite diffusion, et un thème à des kilomètres du thème du surhomme chère à Nietzsche.

 

Black Hole, c’est étrange, c’est déroutant. En toute sincérité, je ne sais pas tellement qu’en penser. L’histoire, c’est une épidémie étrange, démoniaque, qui touche des lycéens américains dans les années 70. C’est très sombre, très glaucque, très dérangeant.

Je m’interroge, mais je vois plutôt derrière cette histoire « ésotérique » une certaine parabole. A mon avis, cette maladie, c’est le SIDA.

 

Alors peut-être que certain vont me dire que je viens d’inventer l’eau tiède, mais je n’ai rien lu sur l’ouvrage de Charles Burns. Je l’ai  pris car je le connaissais de nom et de réputation. Mais donc je pense y voir cette parabole. Une maladie qui touche les jeunes, qui se transmet sexuellement, qui peut avoir des conséquences physiques (l’amaigrissement dans le cas du SIDA), et dont on ne pouvait parler à personne, je trouve que ça colle assez bien.

Je trouve assez bien traitée cette maladie. On peut deviner des choses, mais le thème premier, c’est une maladie fantastique et maléfique. Rien de réel, rien de normal.

 

Ce n’est pas une bande dessinée facile d’accès. Elle méritera sans doute que je la relise.

C’est spécial, tentez donc votre chance…

par Yaneck Chareyre publié dans : Comics communauté : Fous de Bande-dessinée
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Lundi 28 avril 2008



Titre : Je Suis Légion- Tome 1 : Le Faune dansant

Scénariste : Fabien Nury

Dessinateur : John Cassaday

Editeurs : les Humanoïdes associés

 

 

Autant profiter des rares albums de bande dessinée américaine, donc de comics, qui soient édités en France au format Franco-belge. Cet album est sorti voilà un moment, mais je n’avais jamais pris le temps de le lire, et encore moins de l’acheter. Ainsi, lorsque je l’ai trouvé à la médiathèque, j’ai sauté sur l’occasion.

Pour tout dire, je suis déçu. Non par les dessins de Cassaday, qui sont splendides, et qui valent bien le format franco-belge, mais par le scénario, ma foi fort convenu.

 

Les nazis sont des méchants très méchants, et puisqu’ils sont méchants, les démons sont parmi eux. Et vu l’état d’esprit des nazis, les démons peuvent se faire plaisir à traficoter des expériences bizarres. Ce qui va donner bien entendu une arme qui donnera la victoire au 3e Reich. Bref, rien que du banal, de l’attendu. Pour le coup, Hellboy avait déjà repris l’idée bien avant, la poussant même plus loin.

En plus, les révélations ne viennent qu’en toute fin du tome, rendant la lecture longue et presque ennuyeuse.

 

En somme, cet album est tout à fait dispensable, et ce n’est sans doute pas le meilleur comics pour débuter. Non qu’il soit mauvais. Il est juste fade.

Je ne crois pas que les magnifiques dessins de John Cassaday parviennent à sauver les choses.


par Yaneck Chareyre publié dans : Comics communauté : autour de la BD
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Samedi 15 mars 2008
wonder-woman-1.jpg

Titre: 1- Qui est Wonder Woman ?

Scénariste : Allan Heinberg

Dessinateur : Terry Dodson

Editeur US : DC Comics

Editeur VF : Panini Comics

Collection : DC Heroes

 

 

Il y a un petit moment de cela, DC Comics a lancé un gros évènement, qui a chamboulé ses séries, et les a automatiquement avancé d’un an. La série 52, dont je vous ai parlé plus avant sur ce blog, traitait de cette année perdue.  A la fin de l’évènement, Wonder Woman, personnage icônique de l’éditeur, de trouvait à devoir tuer devant les caméras du monde entier un super-vilains capable de prendre même le contrôle de Superman.

Pendant un an, la princesse Diana de Thémyscira s’est faite discrète. Mais au début de cette série, plusieurs des ennemis de l’héroïne prennent des otages pour qu’elle se manifeste à nouveau. Dona Troy, la sœur de Diana, intervient en tant que Wonder Woman, mais Diana Prince, cachée comme une humaine dans une agence de surveillance des méta-humains, va devoir intervenir elle-même.

C’est une série complète que nous trouvons dans cet album. Malheureusement, en fait, parce que le pari pris par l’éditeur de confier les rênes de cette série au scénariste de Grey’s anatomy, Allan Heinberg, aura été un naufrage. D’Août 2006 à Février 2007, il n’est sorti que 4 numéros de la série. Les ventes ne suivirent pas, et le tandem n’y survit pas.

 

Sincèrement, c’est bien dommage. Je ne connais pas énormément le personnage de Wonder Woman, mais je n’ai eu aucun mal à entrer dans l’histoire, et à comprendre ce qui était raconté. Un joli tableau des personnages liés à l’héroïne à la culotte étoilée, qui n’est pas sans rappeler la saga Hush de Batman, signée par Jeph Loeb, en plus léger toutefois.

Ajoutez à cela le dessin tout en rondeur de Terry Dodson, chez qui même les ados sont gaulées comme des stars de porno, et vous obtenez une série très classique, qui ne dérangera personne, mais fort agréable à lire.

 

Envie de découvrir ce personnage mythique, alors prenez cet album. C’est une bonne porte d’entrée.

par Yaneck Chareyre publié dans : Comics communauté : autour de la BD
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