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Lundi 28 janvier 2008
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Titre : Japon

Auteurs : Kan Takahama/ David Prudhomme/ Jiro Taniguchi/ Aurélia Aurita/ François Schuiten/ Benoît Peeters/ Emmanuel Guibert/ Nicolas de Crécy/ Taiyô Matsumoto/ Joann Sfar/ Little Fish/ Moyoko Anno/ Frédéric Boilet/ Fabrice Neaud/ Daisuké Igarashi/ Kazuichi Hanawa/ Etienne Davodeau/

Editeur : Casterman

Collection : Ecritures

 

Avant d’être une bande dessinée, Japon est un projet culturel. Et avant même d’avoir été vu comme une bande dessinée, Japon a été conçu comme un échange.

Des organisations culturelles franco-japonaises ont organisé la venue d’auteurs francophones sur l’île, en divers points, avec pour « consigne » de réaliser une histoire courte à la suite sur leur ressentit, leur vécu, ou quelque chose de marquant pour eux. Les planches seraient publiées par la suite dans plusieurs pays, avec celles d’auteurs japonais, désireux de faire connaître leur culture.

C’est pourquoi, vous avez au dessus une longue liste d’auteurs. Et c’est pourquoi, pour une fois, je vais réaliser cet article avec la bd juste sous les yeux. Je ne vous présenterai pas tous les auteurs. Juste ceux qui m’inspirent une vraie réaction, de plaisir ou de déplaisir.

 

Premier récit, par Kan Takahama, UNE mangaka, japonaise donc.

Au bord de la mer, c’est le récit d’une rencontre, entre un gaijin, un étranger, une japonaise, et un bout de péninsule. Une jolie histoire, sur le besoin de nouveauté, et la fidélité à ses racines. Le dessin est très fin, l’auteur a un vrai talent pour représenter avec douceur les visages et les expressions faciales. Il y a par ailleurs un espèce de voile trouble, assez fin mais présent, sur tous les dessins. Cela donne une impression étonnante. Plaisante, mais assez indescriptible.

 

David Prudhomme, auteur français.

Sur l’île de Kyushu, c’est là qu’il s’est rendu. Un auteur bien dans la veine de cette « nouvelle vague francophone », où le dessin n’est pas fait pour être beau.

L’histoire prend pour prétexte la coutume qui veut que l’on se déchausse avant de rentrer dans une maison. Les chaussures prennent vie, et vont découvrir les profondeurs de la mer. S’ensuivent une série d’images, de clichés du Japon. Amenés là sans raisons apparentes. Bref un récit particulier.

 

Jirô Taniguchi, mangaka français, dont une œuvre a déjà été présentée sur ce blog. Taniguchi, c’est un peu le Hergé local. Plus qu’une pointure, un classique. Il a d’ailleurs été récompensé par l’Alph’art du meilleur scénario en 2003 à Angoulême. Et en 2005 pour le meilleur dessin.

Petite tranche de vie. Un jeune homme, au début des années 50, qui retrouve ses parents après avoir été vivre à la ville. Il y retrouve aussi une cousine éloignée, promise à un mariage arrangé, alors qu’elle est à peine âgée de 16 ans. Retrouvailles, plaisirs d’enfance, et sentiments avoués. C’est fin, c’est romantique, c’est envoûtant. Et ça ne fait que quelques pages.

 

Aurélia Aurita, française vivant au Japon. Un style très étonnant, simple, plein d’humour. Proche de ce que l’on pourrait attendre d’un dessin de presse. Un dessin tout en rondeur, qui donne envie de lire tout de suite. Petit panorama de tout ce qu’il faut vivre au Japon pour pouvoir mourir heureux par la suite. Les bains brûlants donnant sur la mer, la pointe extrême de Shikoku, les vrais bars à sushi.

 

François schuiten et Benoît Peeters, célèbres auteurs belges.

Un article illustré, sur Osaka et sa façon de cacher ses trésors au sommet des forêts de buildings. Mais aussi sur la mouche inconnue découverte au pied des dits buildings. Une nouvelle espèce, dont la ville va faire son emblême. Paradoxes de la société japonaise.

 

Emmanuel Guibert, auteur parisien.

Pour être honnête, ce passage ne m’intéresse pas tellement. Du texte illustré, pour moi, ce n’est pas de la bande dessinée. C’est de l’illustration. Et vraiment, ça ne me botte pas.

 

 

Nicolas de Crécy, français invité à Nagoya.

Planches-reportages sur un phénomène typiquement japonais, les mascottes. Toutes les publicités créent leur mascotte, qui attirera l’œil du consommateur et le fidélisera. Un style de dessin proche de ce qu’on pourrait imaginer tiré d’un carnet de voyage. Sobre, mais qui se veut tout de même proche de la réalité.

 

Joan Sfar, leader de la nouvelle vague francophone.

Lui, il est bien arrivé au minimum de la représentation. Tout ce qui n’est pas indispensable n’est pas utile. Derrière cette sobriété graphique, il faut bien reconnaître que l’homme est doté d’un humour certain. Son histoire à lui, c’est la vision des japonais par un français venu vivre dans l’île, avec sa femme japonaise. Mais attention, le modèle de français qui dit ce qu’il pense, et qui pense sans se prendre la tête avec la courtoisie, ou d’autres trucs de ce genre. En bref, une vision un poil caricaturale, mais forcément mordante et hilarante.

 

Frédéric Boilet, petit ami d’Aurélia Aurita. Bon, il a pas que ça dans la vie, hein ? C’est aussi celui qui a adapté Quartier Lointain, de Taniguchi, pour la France. Un trait d’union entre les deux cultures bd, en somme.

Son envie à lui, ça aura été de raconter le calvaire supporté par les japonais pour le tri des déchets. Chaquejapon_1.jpg jour voit changer le type de déchets à sortir. Et il faut tout trier à fond. Très loin de nos trois poubelles à nous.

 

Et enfin, Etienne Davodeau, auteur que j’estime particulièrement.

Sur son chemin, il a croisé un japonais serviable, habitant une ville au nord de Sapporo. Il l’apprécie, et lui fait visiter la ville, ses quartiers nocturnes… Ils échangent grâce aux dessins. Ils font route commune, vers le ville de Toyâ. Le japonais va y voir son frère. Surprise pour Davodeau, il s’agit d’un volcan. C’est le volcan que l’homme appelle son frère.

Une belle histoire, que le reporter Davodeau a su, comme à son habitude, nous retranscrire avec efficacité.

 

 

Il y a tout cela dans Japon, et plus encore. Alors, les passionnés du soleil levant, vous attendez quoi ?

par Yaneck Chareyre publié dans : Manga communauté : Fous de Bande-dessinée
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Dimanche 30 décembre 2007
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Titre : City Hunter

Auteur : Tsukasa Hojo

Editeur : Panini France

Collection : Génération Comics

 

Je ne suis pas un grand lecteur de manga, mais il m’arrive d’en lire tout de même. Généralement, je fais une série à la fois. Je dépense beaucoup pour les comics, j’essaye de ne pas me rajouter trop de dépenses. Lol.

Ainsi donc, en ce moment, je lis City Hunter, m’achetant un tome de temps en temps. Je dois bien reconnaître que je suis un enfant de la « Génération Dorothée », élevé à grandes rasades d’animés japonais. J’ai toujours aimé Nicky Larson. Un peu gnagnan quand il s’agissait des relations du héros avec son assistante, mais le personnage était si sombre, si impressionnant,  que je l’adorais. Alors comme Panini ressort l’ensemble de la série, j’ai décidé de la suivre.

Le manga, lui, est parfaitement comme je le voulais. Les relations entre Ryoet son assistante Kaori sont certes tumultueuses, mais le manga mets moins en avant le côté « humour », contrairement au dessin animé. La violence y est plus présente, aussi, forcément. Et puis le côté sexy, bien entendu. Le manga n’a pas les impératifs du dessin animé, de devoir s’adresser à des enfants. Ryo a la gaule à peu près toutes les vingt pages dans chaque histoire.

Par contre, ce qui reste par rapport au dessin animé, ce sont les méchants ridicules. Ils sont toujours là, mais au moins, l’avantage du manga, c’est que l’on a pas à supporter les doublages vocaux ridicules.

 

City Hunter, c’est donc une série pleine d’humour, mais aussi de profondeur, qui sait passer de l’humour coquin à des faces plus sombres.

par Yaneck Chareyre publié dans : Manga
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