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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 06:13



Série: Une aventure rocambolesque de Vincent Van Gogh

Tome: 3

Titre: La ligne de Front

Auteur: Manu Larcenet

Editeur: Dargaud

Label: Poisson-Pilote

 

 

Spécificité de la série "une aventure rocambolesque", chaque tome s'attache à une figure particulière. Après Sigmund Freud, voici donc le tour de Vincent Van Gogh.

Van Gogh, agent secret du gouvernement qu'on avait fait passé pour mort, et que le Président du Conseil a ressorti de sa retraite secrète pour qu'il lui peigne la Grande Guerre. Affublé d'un général incapable, plénonasme, Van Gogh va donc rejoindre la ligne de front.

 

J'ai moins aimé cet album que le premier. Sans doute car celui-ci est moin tourné vers l'humour que le précédent. Et en même temps, dur, de faire de l'humour avec une telle boucherie. Alors Larcenet fait un portrait à l'acide de cet univers, et des gens qui en ont été la cause. Les généraux y sont incapables, les trouffions y crèvent la peur au ventre. La peur et la mort y sont omniprésentes, favorisant les superstitions. Tirer un quelconque idéal patriotique d'une telle fange est une mystification. Voilà ce que semble nous dire Larcenet.

 

Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Fourre-tout - Communauté : autour de la BD
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 06:47



Série: El Niño

Tome: 1

Titre: La passagère du Capricorne

Scénariste: Christian Perrisin

Dessinateur: Boro Pavlovic

Editeur: Les humanoïdes associés

 

 

Véra est infirmière dans des missions humanitaires.

Lors de son retour d'Afrique, elle apprend que son père est mort. Le vieux et talentueux violoniste tsigane qu'il était a perdu la vie. Véra ne pensait pas que ce serait l'occasion pour elle de découvrir que sa vie était emplie de mystères. Elle se découvre un frère, jumeau, qu'elle n'a jamais connu. Un frère qu'elle va tenter de retrouver jusqu'au bout du monde. Un frère, bien entendu, avec des problèmes par dessus la tête.

 

J'avais eu l'occasion par le passé de lire cet album, et même de le faire dédicacer par ses auteurs, pour un ami.

A la seconde lecture, non, décidément, je n'accroche pas. Les dessins de Pavlovic sont très bons, ce n'est pas le problème, mais je n'accroche pas à la quête des origines de Véra. L'album ne m'intéresse pas, et ne parvient jamais à me faire adhérer au personnage. Je ne saurais dire ce qui lui manque pour me satisfaire.

 

Tant pis, on ne peut pas trouver la perle rare de la bd à chaque fois....

Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Fourre-tout - Communauté : autour de la BD
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /2009 06:42



Titre: Canoë Bay

Scénariste: Tiburce Oger

Dessinateur: Patrick Prugne

Editeur: Galerie Daniel Maghen

 

 

Une découverte que je viens de faire, en bibliothèque, et qu'il faudra que je me procure un jour, tellement j'ai été emballé par cette bande dessinée.

Elle nous raconte l'histoire d'un petit gars, Jack, orphelin dès sa naissance. Pire encore, il est né en Acadie, au moment où Anglais et Français y commenèrent leur guerre. Tiré de son orphelinat, le gosse est envoyé sur un navire anglais, pour servir de mousse. Il va traverser l'atlantique, découvrir les côtes de l'Afrique, et apprendre qui était vraiment son père qu'il n'a jamais connu.

 

Un excellent album à tout point de vue. D'abord, côé scénario, car il mêle à la fois Histoire et histoire. Tiburce Oger inventant sa propre petite hitoire dans la grande. Et ce, sans oublier d'instruire son lecteur. Sur la traite des esclaves, sur la piraterie, sur la vie en Acadie... C'est une bande dessinée intelligente, qui divertit et cultive. J'aime beaucoup.

Et côté dessin, c'est tout simplement superbe. Les planches de cet album sont exposées dans une galerie d'art, et vraiment, elles le méritent. Le trait fait beaucoup penser à celui de Régis Loisel, qui est, convenons-en, un "père spirituel" de qualité. Et la couleur est faite à l'aquarelle, avec une technique parfaitement maîtrisée. Le rendu final est tout simplement superbe, et ne souffre pas de défauts, que Patrick Prugne ait à dessiner des intérieurs de maisons ou des forêts américaines.

 

J'insiste, cet album est une véritable excellente découverte. Une belle initiative qui donne envie de suivre ses deux auteurs.

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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 10:10



Série: Les aventures rocambolesques

Tome: 1

Auteur: Manu Larcenet

Editeur: Dargaud

Collection: Poisson-Pilote

 

 

Imaginez Sigmund Freud quittant son Autriche natale afin de psychanalyser l'Amérique. Imaginez que sur son chemin, il rencontre un chien errant, parlant, à la recherche d'une âme. Si vous souriez et que vous trouvez cela complètement barge, félicitation, vous allez aimer cet album.

Une très belle réussite, encore, pour Manu Larcenet, qui fait de Sigmund Freud un personnage de bd attachant, drôle, et complètement névrosé (c'était de base, ça non?). Ses aventures sont décalées, et extrêmement drôles.

Mention spéciale à Igor, le valet de Sigmund, rebelle dans l'âme et toujours à deux doigts de quitter son maître. Et dans ces moments là Sigmund tient absolument à lui faire parler de sa mère. Un duo comique génial.

De plus, Larcenet ne perd pas une occasion de placer un peu de réflexion de fond. A travers le personnage du chien, il nous questionne sur la liberté, et sur le regard que l'on peut porter sur soi-même.

 

Je recommande donc cet album, qui montre une fois de plus tout le talent de Manu Larcenet et toute la diversité de son imagination.

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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /2009 16:23



Série: Long John Silver
Tome: 2
Titre: Neptune
Scénariste: Matthieu Lauffray, Xavier Dorison
Dessinateur: Matthieu Lauffray
Editeur: Dargaud


Le navire commandé par Lord Hastings, et dans lequel les pirates ont pris place fait voile depuis plusieurs semaines. Et il n'y a rien de romantique dans un tel voyage. Les manoeuvres sont dures, la faim se fait sentir, la soif aussi...
Mais Long John Silver ne perd pas de vu son objectif, et Vivian Hastings non plus. Pourtant, la mort de la bonne de celle-ci, tuée afin qu'elle ne dévoile pas le secret du contrat passé, va provoquer des évènements catastrophiques.

Silver est présenté comme un personnage aux multiples facettes, et il semblerait que les albums soient construits de même.
Le pirate courtois et plein de panache va disparaître, et personne n'y gagnera au change. C'est une ambiance tout à fait excellente, sombre, cruelle, que nous livrent les deux auteurs. Ce bateau est un lieu de perdition, et aucune âme ne peut prétendre être plus grande que les autres.

Cela donne donc un album assez déroutant, surtout si l'on lit les deux premiers volumes à la suite. Il vaut mieux laisser passer un peu de temps entre les deux, pour ne pas être déçu.
Point de vue dessin, il n'y a rien à redire. Bien a ucontraire, certaines planches, d'un seul tenant, sont tout simplement superbes.

Long John Silver transforme donc l'essai du premier tome et confirme son statut de très bonne série.
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Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /2009 06:12

Titre: Super Catho
Scénariste: René Pétillon
Dessinatrice: Florence Cestac
Editeur: Dargaud


Malgré le fait que Cestac et Pétillon, deux auteurs que j'apprécie, soient aux commandes de cet album, je ne parviens pas à être pleinement satisfait de ma lecture.
L'histoire nous conte la vie d'une famille catholique des années 50, avec en narrateur le fils de la famille, qui observe à la fois la pratique de ses parents, qu'ils lui imposent, et le déroulement de sa propre vie.

Et mon problème, dans tous ça, c'est que je n'arrive pas à voir en cet album une pleine critique de la religion catholique. On parle de l'utilisation de la croyance pour manipuler les gens, on y parle de l'éducation complètement hors de propos donnée par les moines et les bonnes soeurs, mais pourtant, je n'arrive pas à trouver une véritable critique de fond de la religion catholique. Alors que je m'attendais, vu les deux auteurs, à trouver cela.

C'est un ressenti très étonnant. Je n'arrive pas à comprendre le but final de Pétillon. Qu'a-t-il voulu dire, qu'a-t-il voulu réellement dénoncer, si quelqu'un a la réponse, il serait bien aimable d'éclairer ma lanterne. En vous remerciant.
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /2009 06:46


Titre: Quintos
Scénariste: Andreas
Dessinateurs: Andreas/ Isa Cochet
Editeur: Dargaud



Album assez déroutant, que je n'ai pas tout à fait compris, une fois de plus (en ce moment, à découvrir des séries ou des albums un peu au hasard, ce n'est pas forcément anormal).
Quintos nous conte les mésaventure d'un petit groupe de volontaires des Brigades Internationales, venus de toute l'Europe pour défendre l'Espagne Républicaine des attaques de Franco et de ses alliés fascistes et nazis. Mais ce groupe va se retrouvé isolé au coeur de l'Espagne, sans ressources, sans informations. Et va devoir tenter de mener à bien sa mission, à savoir rejoindre un village attaqué par les franquistes.

Chacun de ses hommes ou femme va se retrouver face à son destin. C'est une vision de la guerre sans romantisme, à petite échelle, centrée sur un petit groupe de gens. Ce sont leurs réactions qui sont passées au crible.
Mais pourtant, je ne vois pas trop ce que veux dire Andreas. Peut-être que l'être humain est faillible, et que donc l'Histoire ne saurait être linéaire. Nos réactions, nos erreurs, sont tout autant que nos réussites constituantes de notre Histoire.

Je n'ai pas trop apprecié cette histoire, car elle nous montre une guerre sans aucun sens. Peut-être est-ce là mon idéalisme qui ne saurait s'accomoder d'un tel état de fait...
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /2009 06:48



Série: Long John Silver
Tome: 1
Titre: Lady Vivian Hastings
Scénariste: Xavier Dorison
Dessinateur: Matthieu Lauffray
Editeur: Dargaud

Voilà longtemps que je n'avais pas ressenti un tel enthousiasme à la lecture d'un album franco-belge. Cet album est véritablement excellent en tous points.
En 1785, Lord Hastings, noble anglais parti voyager sur les mers, trouve enfin l'objet de sa quête. Une mystérieuse cité indienne, l'el dorado. Il renvoi son frère au pays, avec mission de lui trouver de l'argent, un bateau et un équipage pour poursuivre l'aventure. Et tant pis pour sa femme, Vivian, restée seule. Mais la dite Vivian n'entend pas se laisser enfermer au couvent. Elle va tout faire pour être de la partie. Même s'adresser à un étrange marin, Long John Silver.

Le scénario de Xavier Dorison frise la perfection. Il mêle piraterie, observation de la société anglaise du 18e siècle, traîtrises, coups bas et mystères à merveille.
Les personnages sont tous extrêmement nuancés. Leurs histoires, de ce que l'on en découvre dans ce premier album, sont fouillées, travaillées, pour en faire de véritable personnes, et non des stéréotypes ambulants.
Difficile de dire, à partir de ce premier tome, ce qu'il va pouvoir se passer par la suite, car les possibilités sont multiples. Dorison parvient donc à nous intriguer, à nous emporter dans son univers, et j'adore cela. Le scénariste n'en est certes pas à son premier album.

Les dessins de Matthieu Lauffray, compère de Dorison, donnent une tonalité parfaitement en accord avec l'histoire. Des visages marqués, des ambiance sombres et sales... Il y a une véritable cohérence entre dessin et scénario.

J'invite véritablement ceux qui aiment les intrigues fortes, et le monde de la piraterie, à lire d'urgence Long John Silver. Plaisir garanti.
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /2009 06:52


Série: Le chat du Rabbin
Tome: 1
Titre: La bar-Mitsva
Auteur: Joann Sfar
Editeur: Dargaud


En ce moment, j'essaye de faire tomber mes à priori, en bande dessinée, sur des séries que je ne m'étais jamais donné la peine de lire. Enrichir ce blog de lectures variées est un bon moteur de cet état d'esprit.
C'est pour cela que j'ai pris, lorsque je l'ai trouvé à ma médiathèque, le premier tome du Chat du Rabbin. Les critiques en disaient le plus grand bien, alors même si ce n'est pas franchement le genre de bd que j'aime, je me suis laissé tenter.
Ceux qui ont lu ma critique du Petit Prince version bd, savent que je n'apprécie pas outre-mesure le dessin de Sfar, mais je le redis, j'essaye de développer mon ouverture d'esprit.

Raté. Je n'aime pas. Et ce pour trois raisons:
D'abord, je n'aime toujours pas le dessin de Sfar. Il ne fait rien naître en moi, aucune émotion, rien. Au contraire, je trouve les ombres mal faites, et le trait grossier. Cela commence mal.
Ensuite, cela parle de judaïsme, de religion, et outre que je suis un athé de première, je suis aussi un bouffe-curé consciencieux (et je mange aussi du rabbin, de l'imam, du pasteur ou du bonze, pas de jaloux). Alors une bd entière sur des questions de principes religieux, cela m'énerve dès le deuxième page. Ce qui explique que je ne sois pas allé jusqu'au bout. Autant je n'ai aucun problème à lire des histoires d'anges, ou de diable, puisque cela entre pleinement dans le domaine de l'imaginaire, du fantastique, autant prendre les religions ausérieux, cela me déplaît fortement.
Enfin, je n'aime pas la narration de cet album, tout en "il dit que machin", "je lui réponds que truc". C'est artificiel et peu attirant. Des phylactères auraient tout aussi bien convenu.

Voilà, j'ai réussi à écrire à peu près clairement ce que je n'apprécie pas dans cette bd et j'en suis content. Parfois, il est bon aussi d'écrire pour dire du mal.
Lorsque c'est argumenté.
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Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /2008 09:49

 

Titre : Comme des lapins

Auteur : Ralf Konig

Editeur : Glénat

 

 

Cet album a reçu en 2005 le prix du scénario du festival d’Angoulême.

 Choix étonnant quand on sait que cet album parle de cul, de baise, de fantasmes, d’homosexualité, etc.

C’est l’histoire de Horst et Sigi. L’un est hétéro, mal dans son couple, avec une vie sexuelle proche du néant, l’autre est gay, épanoui et heureux de l’être.

 

Comme des lapins nous dresse un portrait de la société allemande et de son rapport à la sexualité, plein d’humour et sans concessions. Il taille et se fait plaisir. Sa grande cible, les femmes qui détestent les hommes et qui confondent relations sexuelles hétéro avec domination et prise de pouvoir de l’un sur l’autre. Ce qui est bien entendu possible, mais qui n’est assurément pas la majorité des cas.

Ralf Konig nous propose au contraire une sexualité épanouie, tant hétéro que homo, faite de joie, de plaisir, de partage et d’humour. Il va à l’encontre de tous les pudibonds, de la bonne moralité, pour rappeler que ce qui compte avant tout, c’est le plaisir partagé, et le respect de l’autre. Porter des dessous sexy n’a jamais fait d’une femme une prostituée, et regarder des films X ne fait pas de tous les hommes d’effroyable satyres pervers.

 

Du sexe décomplexé, une critique acide de la société allemande, du respect dans le couple, autant de bonnes raisons pour aller lire cette bande dessinée de Ralf Konig.

Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Fourre-tout - Communauté : autour de la BD
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