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Les Tuniques Bleues

Dimanche 5 juillet 2009


Série: Les Tuniques Bleues
Tome: 30
Titre: La Rose de Bantry
Scénariste: Raoul Cauvin
Dessinateur: Willy Lambil
Editeur: Dupuis



Vous allez encore me trouver sévère, avec les Tuniques Bleues. Mais en fait non, je suis simplement exigeant. Cet album là est très basique, ce qui est dommage, puisqu'il est encore dans la lignée des bons albums.
Blutch et Chesterfield sont condamnés à mort pour désertion. Mais heureusement pour eux, Lincoln a besoi nd'agents pour une mission très spéciale: prendre en civil un bateau à direction de l'Europe, et y tuer un agent des sudistes, envoyés convaincre les couronnes européennes de se joindre au conflit de leur côté.

Seul problème de cet album, problème qui va s'avérer récurrent, c'est que Cauvin brode sur 48 pages avec deux idées qu'il se contente de décliner. Chesterfield se fait passer pour un mort pour ne pas être vu dans le bateau, et un homme passe son temps à dire qu'il n'est pasl 'homme que Blutch recherche. En dehors de ça, pas grand chose à récupérer, et c'est bien dommage.
Par Yaneck Chareyre
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Mercredi 7 janvier 2009



Série: Les Tuniques Bleues
Tome: 21
Titre: Les cinq salopards
Scénariste: Raoul Cauvin
Dessinateur: Willy Lambil
Editeur: Dupuis


Je dis souvent que les nouveaux tomes des Tuniques Bleues sont décevants, mais cet album là vient montrer que les premiers n'étaient pas tous bons.
Faute de recrues pour le Vingt-deuxième de cavalerie de Stark, le général Alexander envois Blutch et Chesterfield en trouver. Sauf que l'armée, et encore plus le 22ème, ont une telle mauvaise réputation, qu'ils ne trouvent personnes. Sauf cinq criminels, qui acceptent de s'enrôler pour éviter la corde.
Problème de cet album, il est excessivement répétitif. Les déboires avec les cinq salopards sont décrits trois fois. Une fois au recrutement, une fois au camp, et une dernière à la fin de l'abum et de la grande bataille. Untel bouffe les chevaux, un autre casse tout, un autre rassemble des cailloux, et les deux derniers balancent des couteaux en duo. Cela rend l'album au final très décevant, car il donne l'impression que Cauvin ne s'est pas particulièrement foulé sur le scénario. Il répète, espérant peut-être parvenir à un humour de répétition, mais cela ne fonctionne pas.

Autrement dit, cet album n'est destiné qu'aux purs complétistes de la série. Pour ceux qui veulent avant lire de bonnes histoires, passez votre chemin.
Par Yaneck Chareyre
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Lundi 17 novembre 2008



Série : Les Tuniques bleues
Tome : 16
Titre : Bronco Benny
Scénariste : Raoul Cauvin
Dessinateur : Willy Lambil
Editeur: Dupuis


Après avoir lu cet album, j'ai été plutôt étonné, ce qui est rare, chez moi, avec un album des Tuniques Bleues. Je peux y prendre beaucoup de plaisir, mais je ne suis que rarement surpris.
L'historie est assez simple. Manquant cruellement de chevaux pour la cavalerie, le Général Alexander envoi Blutch et Chesterfield à l'arrière pour en acheter de nouveaux. On leur adjoint un dresseur de chevaux, un dénommé Bronco Benny. Mais tout ne va pas se passer comme prévu, loin s'en faut. Pour expliquer sans trop en dire, c'est une des rares aventures des Tuniques Bleues qui soit un échec pour les deux héros. Cela donne à cet album une saveur toute particulière. Un frisson d'audace semble en parcourir les pages. Quelque chose que l'on ne retrouvera pas tellement par la suite.
Voilà une bonne raison pour lire cet album en particulier parmi les plus de quarante qui constituent la série.

PS: Une nouvelle catégorie héberge cet article. Une catégorie consacrée exclusivement aux Tuniques Bleues. Comme ça, vous saurez directement où chercher.
Par Yaneck Chareyre
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Lundi 20 octobre 2008

Série : Les Tuniques bleues
Tome : 22
Scénariste : Raoul Cauvin
Dessinateur : Willy Lambil
Editeur : Dupuis

 

Voilà longtemps que les Tuniques Bleues n'avaient point montré le bout de leur casquette en ces lieux. J'ai un certain sentiment pour cet album là, que j'ai eu lorsque j'étais pré-adolescent. De ces histoires que vous avez lu, et dont vous n'avez même pas besoin d'ouvrir le livre pour vous en souvenir.

Le camp du Général Alexander est pilonné par les sudistes, mais ordre est donné de ne pas bouger. Les pertes s'accumulent, petit à petit, sous les coups de boutoirs de l'artillerie confédérée. Chesterfield rage de devoir rester terré dans les tranchées. Blutch moins, mais n'aura guère le temps d'en profiter. Un obus frappe près de lui, et le voilà envoyé d'urgence à la boucheri... à l'infirmerie. Seule solution, lui couper la jambe. Allez savoir pourquoi, mais Blutch préfère mourir que de marcher à cloche-pied. Pour son plus grand bonheur, et celui de tous les autres blessés, le camp reçoit l'assistance d'infirmières civiles. Grande cohues, et beaux sentiments. Blutch va épouser l'une d'elle et convoler en justes noces. Non, vous vous doutez bien que tout ne va pas se passer comme prévu.

Je pense que j'ai une grande affection pour tous les albums qui montrent la grandeur d'âme de Blutch. Et en même temps son petit côté « j'veux déserter, je ferai tout pour ». Un personnage vraiment attachant que Raoul Cauvin a construit. Il est tout à fait à son avantage dans cet album. Roublard, fidèle, loyal.

Vive les mariés !




Par Yaneck Chareyre
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Mercredi 1 octobre 2008

 

Série : Les Tuniques Bleues

Titre : L’or du Québec

Tome : 26

Scénariste : Raoul Cauvin

Dessinateur : Willy Lambil

Editeur : Dupuis

 

 

 

J’apprécie particulièrement cet album. Pour une fois, il ne tourne pas autour du  campement des soldats de l’Union, avec ses charges incessantes du Capitaine Stark, ou les bévues de Stilman. Il nous entraîne au Québec, comme le titre l’indique.

Un espion canadien a rapporté au Général Grant qu’un vieux prospecteur a décidé de léguer toute sa fortune aux confédérés. Or qui permettrait aux rebelles d’acheter armes et équipement, ce qui serait un coup dur pour l’Union. Le Général Alexander envoi donc Chesterfield et Blutch à la poursuite des agents confédérés au Canada, afin qu’ils interceptent l’or et la ramènent.

 

Donc, les personnages s’écartent du champs de bataille, et découvre ce pays qui n’est pas un pays, c’est bien connu, mais l’hiver.

Point de neige dans le cas présent, et encore heureux pour nos deux héros, qui vont tomber sur un coureur des bois mauvais comme pas deux, pour les guider jusqu’à la cabane du vieux prospecteur. Son incompétence va donner lieux à de nombreuses scènes très drôles.

Mine de rien, Cauvin case aussi quelques informations historiques, notamment sur les relations entre indiens et canadiens à l’époque, fort différentes de celles de leurs voisins du sud.

 

Un tome vraiment agréable à lire, avec rire garanti.

Par Yaneck Chareyre
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Vendredi 29 août 2008



Série : Les Tuniques Bleues

Numéro : 2

Titre : Du Nord au Sud

Scénariste : Raoul Cauvin

Dessinateur : Louis Salvérius

Editeur : Dupuis

 

 

Pour une fois, je vous propose un des premiers albums des Tuniques Bleues, un de ceux dessinés par Louis Salvérius avant sa mort à 38 ans, en Mars 1972.

Dans cet album, on retrouve tous les grands thèmes qui parcourront l’ensemble des albums des Tuniques Bleues. On y fait la rencontre du Capitaine Stark et de ses charges incessantes, du Général Grant, toujours prêt à manipuler ce gros naïf de Chesterfield, les deux soldats Bryan et Tripps, la propension élevée de Blutch à déserter, celle de Chesterfield à l’en empêcher, Fort Bow…. Oui, vraiment, tout est présent. On pourrait presque comprendre pourquoi aujourd’hui, à plus de quarante albums utilisant ces idées, les albums se font moins bon.

 

Et donc, c’est Louis Salvérius au dessin. Tout à fait sincèrement, je lui préfère Willy Lambil. Le style de Salvérius est moins riche, moins rond, plus daté. Certes, ils est décédé tragiquement, mais pour moi, le véritable dessinateur des Tuniques Bleues, c’est Lambil.

Par Yaneck Chareyre
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Vendredi 25 juillet 2008



Série : Les Tuniques Bleues

Numéro : 31

Titre : Drummer Boy

Scénariste : Raoul Cauvin

Dessinateur : Willy Lambil

Editeur : Dupuis

 

 

Le Nord et le Sud viennent de s’affronter dans une bataille qui a décimé leurs troupes. L’heure est donc au recrutement dans les deux camps. Blutch et Chesterfield tombent sur un gamin de quatorze ans qui veut s’enrôler. Blutch essaye de l’en dissuader, mais Chesterfield au contraire, l’aide à s’engager plus vite.

La bataille suivante, que le Nord pensée aisément gagnable, est un échec. Il y a un traître dans le camp. 

 

J’ai beaucoup aimé cet album, qui se situe dans une série d’albums que je pense être les meilleurs de la série. Chesterfield y apparaît encore plus cornichon que d’habitude, Blutch, nettement plus courageux, capable de risquer sa peau pour le gosse, mais aussi prêt à coller des balles dans la tête.

 

C’est un album plein de rebondissements, qui se lit très bien. Il faut toutefois accepter le pourquoi de l’engagement du gosse, mais si on ne fait pas la mauvaise tête, on passe un très bon moment de lecture.

Par Yaneck Chareyre
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Jeudi 19 juin 2008

 

Série : Les Tuniques Bleues

Titre : El Padre

Numéro: 17

Scénariste : Raoul Cauvin

Dessinateur : Willy Lambil

Editeur : Dupuis

 

 

 

El Padre, voilà un de ces albums un peu anciens des Tuniques Bleues que j’apprécie.

Blutch et Chesterfield se retrouvent obligés de passer le Rio Grande et de se cacher au Mexique pour échapper aux sudistes. Manque de chance pour eux, des indiens renégats fouillent les bords du fleuve. Les voilà obligés de prendre les vêtements de deux hommes tués par les indiens, un paysan, et un prêtre. Blutch se déguise en paysan, et Chesterfield fait l’homme d’Eglise, allant même jusqu’à accepter que Blutch lui fasse la tonsure. Mais la poisse s’acharne, et les voilà qu’ils tombent sur une troupe de bandits mexicains, qui entendent bien se servir du curé pour assouplir un village qu’ils gardent sous leur coupe.

 

Un bon album, pour plusieurs raisons. Blutch et Chesterfield agissent intelligemment de bout en bout, les quiproquos avec le faux « padre » sont nombreux et assez savoureux. Surtout la scène où les paysans mexicains chantent la messe alors que Cornelius ne tient pas son rôle.

La fin place là quelques personnages secondaires récurrents qu’on prend plaisir à revoir, Amélie Apeltown, et son père le colonel.

 

Il y a tout ce qu’il faut dans cet album pour en faire l’un des bons de la série. Et surtout, pour le coup, on sent que Cauvin n’est pas encore asséché d’idées pour la série.

Par Yaneck Chareyre
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Vendredi 18 avril 2008



Titre : La prison de Robertsonville

Série : Les tuniques bleues

Tome : n°6

Scénariste : Raoul Cauvin

Dessinateur : Willy Lambil

Editeur : Dupuis

 

 

Je me faisais la remarque que ce blog contenait assez peu de bd « gros nez ». Les « gros nez », ce sont ces personnages souvent d’origine belge, souvent édités par Dupuis, et qui ont pour point commun de tous avoir de gros nez en patate. Les Tuniques Bleues, Astérix, Agent 212, Achille Talon et consorts.

J’ai bien écrit un article pour dire du mal de leurs reprises, mais point d’articles consacrés à ces séries.

 

Je répare donc la chose aujourd’hui, avec les Tuniques Bleues. J’ai dis du mal des albums récents, avant tout parce que je lis la série depuis fort longtemps, que je l’aime, et qu’elle représente pour moi beaucoup de souvenirs. Un placard, logé dans un mur, aux portes recouvertes de papier peint bleu, dans la chambre de ma cousine… Le trésor de mon oncle. Sa bdthèque,  devant laquelle je passais de TRES longues heures.

 

La prison de Robertsonville est un album que j’aime bien. Pas mon préféré, mais comme je viens de le prendre à la médiathèque, autant vous en toucher deux mots tout de même.

Blutch et Chesterfield sont faits prisonniers par les sudistes, et envoyés dans la tristement célèbre prison de Robertsonville, qui accueillait les prisonniers nordistes. Bien évidemment, avec leurs caractères bien trempés, les deux soldats ont vite fait de se mettre leurs geôliers à dos, et de tout faire pour prendre la tangente.

Nous sommes dans une bd d’humour, et les méchants dirigeants du camp sont très méchants, mais complètement cons. Leurs multiples évasions auraient du leur valoir un peloton d’exécution. Dans le meilleur des cas. Mais leurs tentatives sont amusantes, variées, et la chute de l’album très bien réussie.

 

Je vous parlerai plus tard de mes tomes préférés, mais celui-ci se lit fort bien. Vous aussi, venez apprendre à aimer détester Cancrelat, le « kapo » de Robertsonville.

Par Yaneck Chareyre
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