Un blog consacré à la bande dessinée, de tout horizon, et à tous les produits dérivés du monde de la bd. Un blog animé par Yaneck Chareyre et Snoopy

Série : John Lord
Titre : Bêtes Sauvages- Opus 1
Scénariste : Denis-Pierre Flippi
Dessinateur : Patrick Laumond
Couleurs : Sébastien Gérard
Editeur : Les Humanoïdes associés
Je vous avais présenté il y a quelques temps de cela une dédicace que j’avais obtenue sur cet album. Il est grand temps de vous parler de son contenu.
Cette BD se déroule au sortir de la Grande Guerre, à New York. John Lord est une sorte de flic, un peu particulier. Un ancien d’un service spécial, l’UPI, qui enquêtait sur des affaires vraiment étranges pour la mairie de New York. John est de retour, car son ami le professeur Winkley, co-fondateur de l’UPI, a été tué. Son corps a été éventré. John sort au grand jour, et avec Clara, une étudiante de Winkley qui refonde l’UPI, les voilà à la poursuite du tueur.
Il y a deux trames dans cet album, qui, bien entendu, convergent. L’enquête, digne des bons polars de détective, avec des ambiances très plaisantes, un truand repentit, et quelques bas-fonds. Et puis il y a une étrange histoire, qui jamais ne contient de textes, de paroles. C’est un bateau, qui s’est échoué sur une île perdue. Un homme et quelques enfants ont survécu.
Soyons clair, le point commun de ces deux trames est identifié fort facilement à la fin de l’album. Mais justement, tout l’art de Filippi est là. Il tisse tranquillement, nous amène là où il veut, et au moment où on se dit « mais oui, c’est évident », voilà que l’album se termine. Et bien entendu on veut en savoir plus. C’est roublard, mais le tour est bien joué, et on attend impatiemment de connaître la suite.
Cet album est aussi très bien servit par les dessins de Patrick Laumond, eux-même améliorés par les couleurs de Sébastien Gérard, qui semblent être de la peinture. Si tel n’est pas le cas, alors Gerard manipule sa palette graphique avec dextérité.
Tout dans cet album donne envie d’acheter le deuxième tome.