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Titre : Les Sentinelles Chapitre 1er : Les moissons d’acier
Scénariste : Xavier Dorison
Dessinateur : Enrique Breccia
Editeur : Robert Laffont
Une bd française au genre assez peu traité, le steampunk. Qu’est-ce donc que cela ? Le steampunk, c’est de la Science-Fiction, à l’époque de la machine à vapeur. C’est un style très
particulier, très mécanique, et qui peut se révéler très intéressant.
J’avais vu cet album à la FNAC, alors quand je l’ai retrouvé sur les rayonnages de ma médiathèque préférée, je n’ai pas hésité.
Les Sentinelles, ça se déroule durant la première guerre mondiale. Un colonel de l’armée française, un peu spécial, a développé un projet permettant de faire de simples hommes des machines de
guerres, mi-hommes, mi-robots. Les Sentinelles donc. Malheureusement, son projet n’a pas convaincu et s’est vu arrêté. Lorsque la Grande Guerre se déclenche, il y voit l’opportunité et le besoin
de relancer son projet. D’autant qu’un savant français a mis au point ce qu’il manquait auparavant pour que le projet se développe : une source d’énergie abondante et de petit gabarit. Une
pile au radium.
L’histoire est vraiment très intéressante, riche en rebondissements. Les personnages sont assez plaisants, tous plutôt en nuances de gris que personnalités monolithiques. J’aime beaucoup cette
idée de jouer avec notre histoire « récente », d’y introduire des éléments de fantastique ou de science-fiction. A ce titre, je vous parlerai un de ces jours d’Arrowsmith, un comic book
qui se trouve dans cette voie. Cette histoire a en plus un petit côté super-héroïque qui n’est pas pour me déplaire, et qui fait un peu penser à Captain America. On le voit, les références sont
riches, et ça, ça me plaît.
Pour le dessin, il est assez réaliste, et c’est au niveau des couleurs que tout se joue, me semble-t-il. Elles sont souvent sales, jaunâtres. L’histoire n’est jamais claire, joyeuse, pure, et les
couleurs appuient bien cela, je trouve.
Bref, c’est une bande dessinée assez équilibrée, intéressante à lire, et que je vous conseille chaudement. J’attends pour ma part le second tome, du moins si les ventes le permettent. On va voir
ce que ce nouvel éditeur bd, Robert Laffont, mais pointure du monde de l’édition, peut se permettre en terme de ventes.