Samedi 21 novembre 2009



Titre: Trois ombres
Auteur: Cyril Pedrosa
Editeur: Delcourt
Collection: Shampooing

Je viens de chroniquer cet album, et ne peux résister à patienter plus longtemps pour vous faire lire, et attendre vos avis.


Louis, Lise et leur fils Joachim vivent une vie tranquille, dans leur forêt, loin de tous soucis. Un vie heureuse, gaie, qu'ils pensaient immuable.
Mais un soir, le petit Joachim apperçoit trois ombres, de trois cavaliers, au loin sur la colline. La peur qui l'étreindra à ce moment là ne quittera plus sa famille.

Je passe rapidement sur le dessin. Un dessin étonnant, tout en noir et blanc. Cyril Pedrosa semble maître de styles très différents. Lorsque l'ambiance est joyeuse, on se croirait presque dans un dessin animé de Walt Disney, la couleur en moins. Mais lorsque les évènements négatifs interviennent, son trait se fait plus sombre, plus adulte, plus dur. Etonnante diversité dans la maîtrise du crayon, chez Cyril Pedrosa.

Etrange album que celui-ci. Il donne l'impression de parler d'une chose, tout en vous en faisant ressentir de nombreuses autres. Comme si le second degré était presque perceptible, comme si ces 268 pages n'étaient qu'une gigantesque parabole...
Je suis touché, incontestablement, par l'histoire écrite par Cyril Pedrosa. Ce petit garçon, menacé, condamné, que son père tente de protéger envers et contre tout, et ce même contre le résignement de sa propre épouse. Voilà un album qui ne m'aurait pas parlé il y a sept mois, je pense. Mais avec l'arrivée de mon petit bout à moi, il se crée une résonnance toute particulière. Ce père qui refuse de se coucher, qui refuse d'abandonner tout espoir que les choses puissent aller mieux, il me parle. Il est homme, il est émotion, à l'image, sans doute, de ce que j'aimerai être.  Une force, un support insubmersible, pour cet enfant qui ne verra que très tard à quel point les choses allaient mal. Un père qui se bat jusqu'aux limites de sa vie pour essayer de sauver son enfant.

Mais quel est le sens caché de cet album? Je ne peux croire qu'il se résume à une simple course-poursuite. Il y a une image derrière cela. Est-ce la maladie? Est-ce l'insupportable de la maladie mortelle condamnant irrémédiablement ce jeune enfant? Et cette fuite, n'est-elle pas le symbole d'un père faisant tout pour accompagner les derniers instants de son fils, perdant même de vue la femme qu'il aime par la même occasion?

Trois ombres, c'est une histoire de père. C'est une histoire qui me fait monter les larmes aux yeux. Mais c'est une histoire qui finit bien, vous verrez. Comme une philosophie positive de la vie?

Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Delcourt - Communauté : autour de la BD
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Samedi 21 novembre 2009



Titre: Skyhawk

Auteur: Jirô Taniguchi

Editeur VF: Casterman

Label VF: Sakka

 

 

 

Jirô Taniguchi est un homme touche à tout, qui ne craint pas de se mettre en danger. Dans le cas présent, il avait envie de mener une aventure un peu folle, en réalisant un manga sur le western. Non, pas une version samouraï-spaghetti, une véritable histoire de cow-boy et d'indiens. Pari osé pour un pays qui ne s'intéresse pas outre mesure à l'histoire américaine de cette époque.

Pour ce faire, Taniguchi a usé d'un petit subterfuge, à savoir qu'il a inséré la présence de deux samouraï en exil au coeur de l'Amérique. Une possibilité plausible, selon lui, qui lui permettrait d'intéresser le lecteur Japonais, et de comparer les valeurs des indiens à celles des samouraïs afin de montrer leurs similitudes.

 

Manzo et Hiko vivent dans une cabane perdue du Wyoming. Hiko trouve un jour en chassant une jeune indienne venant d'accoucher, qu'il recueille et soigne. Par cet entremise, ils vont faire la rencontre du chef Sioux Crazy Hrse, qui va leur demander d'apprendre à ses hommes à combattre suivant le Ju Jitsu. Les deux samouraï vont se trouver une nouvelle famille, et une nouvelle cause pour laquelle brandir le sabre. Car les blancs, eux, font tout pour supprimer les indiens des terrs qui sont les leurs.

 

Disons le tout de suite, ce manga est tout sauf tendre avec les américains blancs. Au contraire, ils prennent une sévère critique de la part de l'auteur Japonais quant à leurs traîtrises, leurs mensonges, et les ignominies commises pour s'approprier  les terres des indiens. Bon, on aimerait aussi que l'auteur se penche sur les ignominies commise par les soldats nippons pendant la seconde guerre mondiale, mais cela ne doit pas occulter qui touche juste.

Il fait des indiens des héros tragiques, et les présente comme les véritables victimes de la conquête de l'Ouest. Une réussite. Le parrallèle avec les valeurs du bushido, comme la loyauté, le sens du combat, sont évidents.

 

Merci encore à Jiro Taniguchi de nous gâter avec des paysages superbes et des histoires aussi poignantes.

Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Jirô Taniguchi - Communauté : autour de la BD
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Jeudi 19 novembre 2009



Série: Angel heart

Tome: 2

Auteur: Tsukasa hojo

Editeur VF: Panini Comics

Editeur VO: Shinchosa Publishing Inc/ Coamix Inc

 

 

Ah, voilà, je retrouve le plaisir pris à la lecture de City Hunter. Moins de mièvrerie, plus d'humour et d'action, ce second tome vient contredire mon avis sur le premier. Certes, reste toujours cette idée que Laura (oui, je la connais plus en vf qu'en vo) demeure dans son coeur, greffé à Glass Heart, mais en dehors de ça, c'est du tout bon.

Ryo découvre peu à peu que Glass Heart lui est terriblement liée. Elle est la fille d'un parrain de la mafia que Ryo connaissait bien, et surtout, il apprend qu'elle a le coeur de celle qu'il aime.

 

Mais quelqu'un va faire accuser la jeune fille de la tentative de meurtre d'un autre parrain. Quelqu'un qui entend bien prendre le contrôle de la pègre de Shinjuku.

Alors quand enfin Glass Heart va à se présenter à City Hunter, il va devoir la défendre au péril de sa vie, et transformer le quartier en véritable champ de bataille.

 

Non, vraiment, on retrouve tout City Hunter. Je ne sais pas si la suite est à la hauteur, mais je n'ai plus aucun doute quand au fait que je vais continuer de la lire.

Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Manga - Communauté : autour de la BD
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Mercredi 18 novembre 2009



Série: Lanfeust de Troy

Tome: 1

Titre: L'ivoire du magohamoth

Scénariste: Christophe Arleston

Dessinateur: Didier Tarquin

Editeur: Soleil

 

Je préviens tout de suite, ce qui suit est la critique du premier tome des aventures de Lanfeust, pas de tous les albums de la série, pas plus celui d'Arleston, et encore moins celui de Soleil.

Lanfeust est un jeune forgeron dans le village de Glinin, dans un monde appelé Troy. Dans ce monde, tous les gens ont un pouvoir, plus ou moins utile. Lanfeust lui fait fondre l'acier par le regard, et compte bien devenir forgeron. Un sage d'Eckmül, Nicolède, est là pour canaliser l'énergie magique et faire en sorte que tout le monde puisse se servir de ses pouvoirs.

Un jour, un noble arrive au village pour faire reforger son épée brisée. Lorsqu'il la touche, Lanfeust déploie des pouvoirs innatendus. Nicolède n'a aucun doute. La poignée de l'épée, faite de l'ivoire d'une créature mythique, le Magohamoth, permet à Lanfeust d'atteindre le plus grand des pouvoirs. Il faut vite le présenter aux plus grands savants d'Eckmül pour comprendre le phénomène. Nicolède, accompagné de ses deux filles Cian et Cixi, emmènent donc Lanfeust à la ville. Et les aventures commencent.

 

Il y avait bien longtemp que je n'avais pas lu cet album, et disons le simplement, j'adore. C'est de l'héroïc Fantasy drôle, enleve, pleine d'imagination. Entre les pouvoirs, les créatures, le monde, Christophe Arleston se déchaîne et pose les bases d'un univers plus que prometteur. Les deux soeurs promettent bien des affrontements, Hebus le Troll est là pour la force brute et les grognements, et Lanfeust se révèle comme le parfait pékin moyen pris dans une aventure qui le dépasse. La quête qui s'annonce promet de belles péripéties.

Tous les ingrédient sont donc présents pour faire un album passionnant.

 

Je termine avec un petit mots sur les dessins de Tarquin. Pour le coup, je suis obligé de dire qu'il s'est amélioré depuis. Ses visages sont encore un peu ratés, mais le rythme est là, c'est bien l'essentiel.

 

Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Soleil - Communauté : autour de la BD
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Mardi 17 novembre 2009



Série: Aya de Yopougon

Tome: 2

Scénariste: Margerite Abouet

Dessinateur: Clément Oubrerie

Editeur: Gallimard

Collection: Bayou

 

 

Deuxième tome de cette série si particulière, car parlant des ivoiriens, par une ivoirienne.

Adjoua est bien embêtée, car son fils Bobby ne ressemble pas du tout au père supposé, Moussa. Et sa famille exige des preuves qu'il est bien le père.

Bintou, elle, s'est trouvée un nouvel ami, un gars venu de Paris qui loge dans de beaux hôtels.

Hervé, lui, se voit proposer de reprendre le garage où il travaille.

Enfin, Aya essaye de passer un peu de temps avec son père, trop souvent loin de la maison pour son travail.

Et en point de mire pour tous, la grande soirée de Miss Yopougon.

 

 

Toutes ces intrigues se mêlent donc dans Yopougon, et continuent de produire une histoire tout à fait attachante. Pas de monstres, ou de super-héros, juste des jeunes qui vivent, et qui tentent de le faire avec légèreté et plaisir.

En bonus, recettes de cuisine, et conseils vestimentaires par Bintou, les auteurs ne se prennent pas au sérieux.

Tout continue donc très bien, et cette série confirme tout le bien qu'on peut penser d'elle.

 

Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Franco-belge Autres Editeurs - Communauté : autour de la BD
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Lundi 16 novembre 2009


Goodie très particulier aujourd'hui, puisque totalement virtuel.
Google, le moteur de recherche bien connu, propose sur sa page d'accueil, régulièrement, son logo adapté à certains évènements. On appelle ça un google doodle.

Une fois, cette année d'ailleurs, le google doodle a été aux couleurs de la bande dessinée, américaine, pour le coup. A l'occasion du San Diego Comicon, le plus gros festival bd américain, Jim Lee, célèbre dessinateur de comics, a dessiné ce doodle aux couleurs des héros DC Comics Batman, Robin, WOnder Woman, Green Lantern et Plastic Man. On retrouve le côté gothique du chevalier noir, l'avion invisible de la belle amazone, et bien entendu, les créations d'énergie de Hal Jordan. (Quoi je ne parle pas de Plastic Man? Oui, je sais ^^, mais tout le monde s'en fout de Plastic Man non?)
Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Produits dérivés - Communauté : autour de la BD
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Dimanche 15 novembre 2009



Série: El Niño

Tome: 1

Titre: La passagère du Capricorne

Scénariste: Christian Perrisin

Dessinateur: Boro Pavlovic

Editeur: Les humanoïdes associés

 

 

Véra est infirmière dans des missions humanitaires.

Lors de son retour d'Afrique, elle apprend que son père est mort. Le vieux et talentueux violoniste tsigane qu'il était a perdu la vie. Véra ne pensait pas que ce serait l'occasion pour elle de découvrir que sa vie était emplie de mystères. Elle se découvre un frère, jumeau, qu'elle n'a jamais connu. Un frère qu'elle va tenter de retrouver jusqu'au bout du monde. Un frère, bien entendu, avec des problèmes par dessus la tête.

 

J'avais eu l'occasion par le passé de lire cet album, et même de le faire dédicacer par ses auteurs, pour un ami.

A la seconde lecture, non, décidément, je n'accroche pas. Les dessins de Pavlovic sont très bons, ce n'est pas le problème, mais je n'accroche pas à la quête des origines de Véra. L'album ne m'intéresse pas, et ne parvient jamais à me faire adhérer au personnage. Je ne saurais dire ce qui lui manque pour me satisfaire.

 

Tant pis, on ne peut pas trouver la perle rare de la bd à chaque fois....

Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Les Humanoïdes Associés - Communauté : autour de la BD
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Samedi 14 novembre 2009



Lundi, commence une nouvelle quinzaine. Voici ce que je vous ai préparé. Saurez-vous tout retrouver?
(Morue, tu ne joues pas, ça ne compte pas ^^)
Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Administration
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Samedi 14 novembre 2009



Série: 20th Century boys

Tome: 1

Auteur: Naoki Urasawa

Editeur VF: Panini Comics

Label VF: Generation Comics

 

 

Un groupe d'enfants s'amuse, dans le Japon des années 60. Ils se créent des histoires d'enfant, comme tous ceux de leur âge. Plus tard, ils défendront le monde contre de terribles envahisseurs extra-terrestre.

Et puis ces enfants ont grandi, se sont séparés. La vie quoi. Mais quand l'un d'eux, Kenji, découvre le symbole qu'ils s'étaient donné, dessiné autour de lieux ayant connu des évènements étranges, quand il retrouve ce dessin sur des tee-shirts vendus par un individu pas net, il commence à se poser des questions. Et qui est cet Ami?

 

Pas facile, ce premier tome de la série 20th CenturyBoys. Il mélange flash-backs et aventures présentes sans arrêts, et nous présente une pelote de laine totalement emmêlée. Difficile de dire ce qui va advenir par la suite, tellement de pistes sont proposées, avec si peu de réponses.

Naoki Urasawa réalise là clairement un joli tour. Difficile de savoir si ce tome là est bon, si l'histoire est vraiment bien, il nous faut lire la suite.

Exécutons-nous. Mais sincèrement, je le fais avec bonne grâce.

Par Yaneck Chareyre
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Vendredi 13 novembre 2009



Voici une dédicace obtenue en 2002, au festival de Sollie-Ville, si je ne me trompe pas.
J'étais très impressionné de rencontrer une des grandes figures dont les traits ont bercé mon enfance. Thorgal était une lecture que j'avais adoré, gamin. De grands moments. De moins bons adultes, avec les derniers tomes de Van Hamme, mais ceci est une autre histoire.
J'aime beaucoup de Jolan qu'il m'a dessiné. Je ne pense pas lui avoir parlé, trop impressionné. Et je suis très fier d'avoir une dédicace de Gregorz Rosinski aujourd'hui.

Bon, par contre, définitivement, personne ne sait écrire mon prénom correctement...
Par Yaneck Chareyre - Publié dans : Dédicaces - Communauté : autour de la BD
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