Lundi, commence une nouvelle quinzaine. Voici ce que je vous ai préparé. Saurez-vous tout retrouver?
(Morue, tu ne joues pas, ça ne compte pas ^^)
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Série: 20th Century boys
Tome: 1
Auteur: Naoki Urasawa
Editeur VF: Panini Comics
Label VF: Generation Comics
Un groupe d'enfants s'amuse, dans le Japon des années 60. Ils se créent des histoires d'enfant, comme tous ceux de leur âge. Plus tard, ils défendront le monde contre de terribles envahisseurs extra-terrestre.
Et puis ces enfants ont grandi, se sont séparés. La vie quoi. Mais quand l'un d'eux, Kenji, découvre le symbole qu'ils s'étaient donné, dessiné autour de lieux ayant connu des évènements étranges, quand il retrouve ce dessin sur des tee-shirts vendus par un individu pas net, il commence à se poser des questions. Et qui est cet Ami?
Pas facile, ce premier tome de la série 20th CenturyBoys. Il mélange flash-backs et aventures présentes sans arrêts, et nous présente une pelote de laine totalement emmêlée. Difficile de dire ce qui va advenir par la suite, tellement de pistes sont proposées, avec si peu de réponses.
Naoki Urasawa réalise là clairement un joli tour. Difficile de savoir si ce tome là est bon, si l'histoire est vraiment bien, il nous faut lire la suite.
Exécutons-nous. Mais sincèrement, je le fais avec bonne grâce.
Titre: Kiki de Montparnasse
Scénariste: José-Louis Bocquet
Dessinateur: Catel Müller
Editeur: Casterman
Collection: Ecritures
Etonnant rapport que j'ai eu avec cet épais album, qui m'a plutôt ennuyé et peu intéressé, et que pourtant j'ai lu intégralement, me sentant poussé à le faire.
Alice Prin est une petite fille vivant à la campagne au début du siècle. Pas de père, mère absente. Lorsque cette dernière finit par la prendre avec elle à la capitale, Alice vit de petits travails. Jusqu'à devenir modèle pour peintre, et commencer une véritable vie de patachon à Motparnasse, aux côtés des plus grands artistes.
Pus de 300 pages ennuyantes, et pourtant, j'ai continué... Difficile à expliquer. Ce n'est pas le travail de scénarisation, ou le trait du dessin, qui pose problème, mais bel et bien les actes décrits.
Incroyablement moderne pour son temps, Kiki est pourtant une femme qui m'insupporte. Alcoolique, droguée, infidèle, incapable de se poser sentimentalement, elle terminera vieille, moche et seule. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je ne suis pas un pasteur orthodoxe, mais je ne partage pas cette vision de l'artiste que vivent Kiki et les artistes de son temps. Un rapport au luxe désagréable, au futile, à l'apparence. J'ai bien conscience de parler d'hommes tels que Modigliani, Desnos, ou bien d'autres, mais non, je n'adhère vraiment pas à cette vision de l'artiste. Les excès, l'argent... D'une certaine façon je conçois plus l'art à la façon d'un moine zen. Pas étonnant que j'écrive des haïkus. Dans la sobriété, la pudicité.
Il faut bien reconnaître à cet album le don de faire réfléchir et de provoquer. Sans doute ainsi que le voulaient les artistes dépeints dans cette oeuvre. C'est un sacré tour de force que de développer une histoire horripilante et de parvenir à accrocher tout de même le lecteur. Chapeau les artistes...
Série: Yoko Tsuno
Tome: 1
Titre: Le trio de l'étrange
Auteur: Roger Leloup
Editeur: Dupuis
Premier tome de cette belle série, que j'affectionne tout particulièrement. Et disons le franchement, Roger Leloup y va très fort, dans ce premier volume, choisissant un scénario qui va forcément laisser des traces et appeler de nouveaux albums, ce qui adviendra.
Vic Vidéo et Pol Pitron sont deux techniciens de télévision qui tombent un soir sur un étrange cambriolage. En fait, un test d'alarmes de sécurité, par une jeune et charmante ingénieure nippone, Yoko Tsuno. Ils vont l'embaucher pour les aider à procéder à de prises de vue aquatique pour un programme en vue. Dans les entrailles de la Terre ils vont faire une étonnante découverte: des êtres à la peau bleue.
Ainsi donc, les Vinéens sont introduits dès le premier tome de la série. Ces personnages extra-terrestre seront l'objet de plusieurs autres intrigues par la suite. Et cela place directement la série dans le cadre de la science-fiction. Leloup aurait pu choisir l'anticipation, ou juste l'enquête technologique, comme ce sera le cas pour plusieurs albums, mais il choisit volontairement de nous présenter le trio comme en contact avec des êtres venus d'ailleurs. Un choix très intéressant.
Côté dessin, je trouve ce premier tome très influencé par Peyo, le créateur des Schtroumpfs. Leloup y présente un trait tout en rondeur, qui n'est pas sans me rappeler Johan et Pirlouit. Ceci dit, il fait montre aussi d'un grand talent pour les constructions mécaniques, avec des dessins d'une extrêmeme précision, dignes de Jacques Martin.
Un album excellent, très bien mené et intelligent. aucune raison de rater ce grand classique de la bd franco-belge.
Série: Rat's
Tome: 1
Titre: En partance pour nulle part
Auteur: Ptitluc
Editeur: Les Humanoïdes Associés
Superstars des vendeurs d'affiches des campus de France, les Rat's n'étaient pas encore de ce blog. Je rattrape donc le manque.
Ptitluc est d'une certaine façon, un La Fontaine anarchiste, cynique et biker. Il adore mettre en scène les animaux pour tapper sur les travers de ses contemporains.
Les rat's sont opposés aux crapauds. Les deux groupes veulent traverser une gigantesque route pour voir si l'herbe est plus verte de l'autre côté. Mais dès lors qu'ils ont conscience des efforts des autres, ils vont se livrer une guerre totale pour essayer d'être les premiers à passer. t tous les coups sont permis.
L'esprit de compétition, le machisme, prennent une grande claque dans cet album. Peu importes les conséquences, il faut arriver à dépasser l'autre, à le vaincre à tout prix.
J'aime beaucoup cet aspect moraliste que donne l'auteur. Et même si un groupe semble plus positif que l'autre, les crapauds sont en fait aussi tordus que les horribles rats. Pas de manichéisme ici. Pas de gentils, tout le monde est méchant, violent, tricheur et manipulateur.
Tout juste, voit-on la présence d'un rat nommé adolphe, doté d'une mèche, d'un accent germanique et d'une volonté d'annexer les autres terres, ce qui place tout de même les rats dans le camps des plus pourris.
C'est noir, c'est violent, c'est cynique, mais c'est totalement drôle, et tout à fait intelligent.
Vive les Rat's!
Titre: Mon Gras et moi
Auteur: Gally
Editeur: Diantre! Editions
Attention, bouquin de fille en vue. Rassurez-vous mesdames, je ne suis pas du genre macho, mais en même temps, une bd sur le surpoids d'une trentenaire, ça cible un peu quand même.
Le regard des autres, les cris suppliants de l'éclair au chocolat au petit matin, les poufs maigre qui se voient grosses, le regard des adolescentes sur elles-même, il y a tout cela dans ce livre. Un petit côté insupportable tout de même, de ce côté plaintif, malheureux, et compulsivement affamé. On a envie de lui dire "prends toi en main, arrête de chouiner, et tiens".
Je précise toutefois, que ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas loin de ça. Je déteste l'activité physique (bon, pas toute activité physique non plus), j'adore manger et prendre plaisir à le faire, je n'aime pas me limiter. Quoi je partage des choses avec la narratrice? Moi? Vous êtes sûr? Pas mal du tout, cette planche présentant le point de vue du compagnon de la narratrice sur la question. Je change de sujet? Moi? Non, pour preuve, alors que je rédige cette chronique, je me prépare à enchaîner avec une bonne séquence ballade à pied.
D'ailleurs, j'aime beaucoup l'ultime case de cette bd...
Série: Death Note
Tome: 8
Scénariste: Ohba Tsugumi
Dessinateur: Obata Takeshi
Editeur VF: Kana
Editeur VO: Shueisha Inc.
Attention, voici un 9e tome riche en rebondissements. Piquée au vif, l'équipe d'enquête japonaise cherche à tout prix à mettre la main sur Mello, le voleur du death note. Bien entendu, Light, lui, le recherche pour le tuer. Malheureusement, leurs désirs ne seront pas tou satisfaits. Mello est quelqu'un de très intelligent, et il ne se laissera pas attraper comme cela. D'autant qu'il a un duel à remporter contre Near. Mais pour Light/ Kira, une bonne nouvelle se fait jour. Les Etats-Unis renoncent à pourchasser Kira. Le monde commence à reconnaître son autorité...
J'ai beaucoup aimé ce tome-ci, et pour tout dire, je n'avais pas emprunté le 10 à la suite du 9, et le lendemain, je suis donc aller chercher la suite. Car Ohba fait bouger son univers. Tout s'accélère, tout évolue. Il y a même un personnage important qui meure.
Le duel entre Light et Near commence à devenir très intéressant. L'affrontement psychologique est encore pire que du temps de L.
Et puis, le scénariste commence à nous laisser penser que Kira va l'emporter. Excitant, non?
